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Une femme essuie ses larmes et est réconfortée par deux autres.

Des proches des victimes de la tuerie d'avril 2020 se sont rassemblés à Bible Hill, en Nouvelle-Écosse, le 18 avril 2021.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Les familles des victimes de la tuerie de Portapique en Nouvelle-Écosse s’impatientent. Les audiences publiques de l’enquête de la Commission indépendante des pertes massives ont été reportées à deux reprises et cette annonce pèse lourd sur les familles, selon l’avocate qui les représente.

Les audiences devaient commencer en octobre 2021. Après avoir été reportées, elles devaient se dérouler la semaine prochaine, mais elles ont une fois de plus été repoussées à la fin du mois de février.

L’avocate Sandra McCulloch, qui représente 23 personnes, affirme que les familles attendent des réponses depuis deux ans et demande à la Commission de ne pas retarder davantage les audiences publiques, lors desquelles les preuves seront examinées.

Cette information doit être partagée avec le public. Ces réponses doivent être données publiquement. C’est le processus que nos clients attendaient, dit Sandra McCulloch de la firme Patterson Law.

Les responsables de la Commission expliquent que les travaux ont été retardés en raison du volume important de documents que le personnel de la commission doit examiner.

Les 22 victimes de la tuerie de Portapique.

Les 22 victimes de la tuerie de Portapique.

Photo : Radio-Canada

Les clients de l'avocate participeront aux audiences et demandent qu’on leur explique clairement ce à quoi ils doivent s’attendre lors de cette procédure.

Nous avons une compréhension très limitée de ce qui va se passer exactement lorsque la procédure publique commencera. Il nous est très difficile d'en parler à nos clients ou de faire des préparatifs de notre côté, ajoute Sandra McCulloch.

Du côté des responsables de la Commission, on explique qu’il y a encore du travail à faire pour préparer les participants.

Le travail nécessaire pour remplir notre mandat nous oblige à travailler en étroite collaboration avec tous les participants et nous restons déterminés à le faire, déclare Emily Hill, l’avocate de la commission, dans un communiqué.

La commission a été mandaté pour comprendre dans le détail comment la police et le gouvernement ont réagi lors des événements, en plus de déterminer les facteurs qui ont contribué à la mort d’un si grand nombre de victimes.

La commission est aussi chargée d’analyser la manière dont les proches des victimes ont été informés et le soutien qui leur a été offert.

D’après un reportage de Stéphanie Blanchet

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