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L’entraîneur-chef intérimaire qui veut gérer la destinée des Ravens

Paul Eddy Saint-Vilien entouré de ses joueurs.

Paul Eddy Saint-Vilien est entraîneur depuis sa retraite du football en 2000 (archives).

Photo : Valerie Wutti / Ravens de Carleton

Nommé entraîneur-chef par intérim du club de football des Ravens de l’Université Carleton, Paul Eddy Saint-Vilien veut devenir le nouveau chef d’orchestre du programme. Il est persuadé qu’il est l’homme de la situation pour diriger l’équipe dans laquelle il occupe le poste de coordonnateur défensif depuis 2018.

J’ai de l’expérience, et aussi le soutien des gars dans le vestiaire. Ils m’apprécient et ils savent tout le travail que je peux faire. Je m’entends bien avec ceux de l’offensive et de la défensive, fait savoir l’homme de football.

Le Québécois se dit fier d’avoir obtenu le poste sur une base intérimaire. Pour lui, il s’agit d’une belle récompense pour tout le travail accompli au cours des dernières années. Saint-Vilien a déjà donné plus de 20 ans à sa carrière d’entraîneur, après avoir accroché ses épaulettes comme membre du Rouge et Or de l’Université Laval.

Un entraîneur de football parle à un joueur sur le terrain pendant un match.

Paul-Eddy Saint-Vilien se décrit comme un entraîneur près de ses joueurs.

Photo : Valerie Wutti / Ravens de Carleton

Il a fait ses classes là-bas, ainsi qu’avec les Carabins de l’Université de Montréal. Il a regardé de près des entraîneurs comme Glen Constantin et Danny Maciocia.

« J’ai beaucoup appris avec ces entraîneurs, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Je vais essayer de partager mon expérience et d’offrir le meilleur à l’Université Carleton. »

— Une citation de  Paul Eddy Saint-Vilien, entraîneur-chef par intérim, Ravens de Carleton

La priorité : le recrutement

Depuis qu’il a été embauché par les Ravens de Carleton en mars 2018, Paul Eddy Saint-Vilien est responsable du recrutement sur le territoire québécois. Ses nouvelles fonctions ont élargi ses responsabilités, mais il comprend l’importance de bien s’entourer.

J’essaie de me concentrer sur les gars du Québec. J’ai délégué [les territoires] avec mon équipe et je vais m’assurer que chaque personne s’occupe de son territoire.

Un entraîneur parle dans un vestiaire.

L'entraîneur Paul-Eddy Saint-Vilien s'adresse à ses joueurs dans le vestiaire lors d'un match.

Photo : Valerie Wutti / Ravens de Carleton

Depuis la conquête de la Coupe Vanier par l’Université Western, quelques universités québécoises et ontariennes ont multiplié les annonces recrutement en vue de la prochaine saison. Chez les Ravens, le changement d’entraîneur a ralenti ce processus.

On est un peu en retard, on essaie de rattraper le temps perdu. On veut rencontrer les jeunes le plus rapidement pour leur dire de nous considérer et que l’avenir est bon à Carleton.

Près de ses joueurs

Dans le jargon sportif, on décrit Paul Eddy Saint-Vilien comme un player’s coach, signifiant qu’il est très près de ses joueurs et qu’il travaille en collaboration avec eux, plutôt qu’en relation d’autorité.

« Je n’ai jamais coaché pour l’argent. Moi, j’ai toujours aimé voir le développement des joueurs et les accompagner dans un objectif sportif ou académique. »

— Une citation de  Paul Eddy Saint-Vilien, entraîneur-chef par intérim, Ravens de Carleton

Je parle encore régulièrement avec plein d’anciens joueurs qui sont dans la LCF comme Antoine Pruneau, David Ménard et Brian Harelimana. Il y en a d'autres qui ne jouent plus au football. Je me soucie encore d’eux, même après leur carrière.

Paul Eddy Saint-Vilien vêtu aux couleurs des Carabins.

Paul Eddy Saint-Vilien a remporté la Coupe Vanier avec les Carabins de l'Université de Montréal en 2014 (archives).

Photo : Carabins de l'Université de Montréal

Plus tard dans la conversation, l’entraîneur est invité à parler de son ancien protégé, Jay Dearborn, qui porte maintenant les couleurs des Roughriders de la Saskatchewan dans la Ligue canadienne de football. L’athlète a été nommé sur l’équipe de bobsleigh qui ira aux Jeux olympiques de Pékin le mois prochain.

Rapidement, les yeux de Paul Eddy Saint-Vilien se sont illuminés. Je ne suis pas surpris des succès de Jay. Il est bon dans tout ce qu’il entreprend. C’est un étudiant hors pair et un super athlète. Tout ce qu’il fait, il le fait de façon minutieuse.

Quelques mois plus tôt, Jay Dearborn a communiqué fréquemment avec son ancien entraîneur lors de son camp d’entraînement en Saskatchewan, près de trois ans après avoir joué son dernier match à Carleton. On est toujours proches. Je l’ai soutenu mentalement pendant son camp, en l’aidant à aborder et à gérer certaines choses et comment bien gérer ces semaines.

Nul doute, Paul Eddy Saint-Vilien mérite l’étiquette de player’s coach. Maintenant, lui laissera-t-on gérer les destinées des Ravens de l’Université Carleton?

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