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L’Université Laurentienne réclame une autre prolongation de sa période de restructuration

Une pancarte de l'Université Laurentienne.

L'Université Laurentienne est à l'abri de ses créanciers depuis le 1er février 2021.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Radio-Canada

L’Université Laurentienne compte demander une troisième prolongation de sa période de restructuration sous supervision judiciaire. L’établissement postsecondaire veut maintenant rester à l’abri de ses créanciers jusqu’au 31 mai 2022. 

Dans des documents de cour (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement) publiés en ligne vendredi, l’Université Laurentienne indique qu’elle compte en faire la demande devant la Cour supérieure de justice de l'Ontario le 27 janvier.

L’établissement explique qu’il a travaillé de près avec la firme Ernst & Young depuis qu’il a déclaré son insolvabilité, le 1er février 2021, afin de faire progresser [sa] restructuration sous le régime de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

La Laurentienne rappelle qu’elle a entamé la mise en place de deux processus de réclamations, commencé une évaluation de ses bâtiments et mené une évaluation complète de la gouvernance de son sénat ainsi que de son conseil des gouverneurs.

« La prolongation est nécessaire pour permettre à [l’Université Laurentienne] de poursuivre ses activités normalement tout en continuant de mettre en œuvre sa restructuration. »

— Une citation de  Extrait des documents de cour soumis par l’Université Laurentienne

Les prévisions budgétaires préparées par [l’Université Laurentienne], avec l’aide [d’Ernst & Young] démontrent que [l’Université Laurentienne] aura des liquidités suffisantes pour mener ses activités et répondre à ses obligations pendant la période d’extension proposée [jusqu’au 31 mai 2022], peut-on lire dans les documents de cour. 

La protection actuelle de l’Université Laurentienne contre ses créanciers arrive à échéance le 31 janvier, après avoir été prolongée deux fois auparavant.  

Un nouveau débiteur-exploitant

L’Université Laurentienne réclame aussi une ordonnance du tribunal visant à la libérer de ses obligations envers Firm Capital Corporation, la compagnie qui a financé la première phase de la restructuration. 

Le gouvernement ontarien s’est récemment engagé à débourser une somme de 35 millions $ afin de devenir le nouveau débiteur-exploitant de l’Université Laurentienne. Avec ce nouvel arrangement, l’Université bénéficiera d’un taux d’intérêt de 1,052 %, considérablement inférieur à celui de 8,5 % qu’exigeait Firm Capital Corporation. 

Cela représente des économies significatives qui profiteront à l’Université Laurentienne et à ses créanciers, est-il écrit dans les documents de cour.

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