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La Colombie-Britannique modifie sa stratégie de gestion de la pandémie

La médecin-hygiéniste en chef refuse toutefois encore de parler d’une maladie « endémique ».

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La progression de la vaccination contre la COVID-19 se poursuit en Colombie-Britannique. Plus de 36 % des plus de 12 ans ont reçu leur troisième dose.

Photo :  CBC / Ben Nelms

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Alors que le nombre d’hospitalisations serait sur le point d’atteindre un sommet en Colombie-Britannique selon la santé publique, la province modifie sa stratégie de gestion de la pandémie, notamment en abandonnant le traçage des contacts et en réservant le dépistage aux personnes considérées comme vulnérables et celles qui ont des symptômes.

La COVID-19 n'est plus une infection pour laquelle le traçage des contacts est une intervention efficace, a dit la médecin-hygiéniste en chef, Bonnie Henry, lors d’un point de presse vendredi.

C’est la courte période d’incubation du variant Omicron du SRAS-CoV-2 et sa grande contagiosité qui rendent cette opération, nécessitant beaucoup de ressources en main-d'œuvre, trop complexe et le changement de cap inévitable.

Le haut taux de vaccination dans la province (plus de 89 % des Britanno-Colombiens de plus de 5 ans ont reçu au moins une dose) contribue aussi à cette décision.

Je reconnais que c’est un virage, affirme Bonnie Henry, tout en ajoutant que les objectifs de la santé publique restent les mêmes qu’avant : réduire les risques de maladie grave et le nombre de morts, maintenir la capacité hospitalière et minimiser les perturbations dans la société.

« Nous ne pouvons pas éliminer tout risque, et c’est une chose que nous devons accepter. »

— Une citation de  Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique

Cela ne signifie cependant pas que la maladie soit considérée comme endémique, ce qui impliquerait une progression contrôlée, a précisé la Dre Henry. Nous n'en sommes vraiment pas à pouvoir parler d’endémie, a-t-elle ajouté.

Les gestes barrières comme le port du masque restent conseillés ou obligatoires, selon les lieux. Les bars et les boîtes de nuit resteront fermés au moins jusqu'au 16 février. Les salles de sport ont cependant pu rouvrir jeudi, avec des limites de capacités strictes.

Dépistage seulement pour les personnes vulnérables

Par ailleurs, les tests de dépistage de la COVID-19 sont désormais réservés aux personnes vulnérables ayant des symptômes, comme de la fièvre, de la toux, le nez qui coule, des éternuements, des maux de gorge ou une perte du goût et de l’odorat.

Selon le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, sont considérées comme vulnérables les personnes qui sont modérément ou gravement immunodéprimées, les non-vaccinés, les personnes qui ont reçu une seule dose de vaccin et les personnes vivant ou travaillant dans des milieux à risque.

Parmi ces dernières figurent es travailleurs de la santé, les premiers répondants, les résidents des centres de soins de longue durée et des refuges et les prisonniers, ainsi que les habitants des communautés éloignées, notamment autochtones.

Les personnes non vulnérables ayant des symptômes doivent présumer qu’elles ont le virus, rappelle la Dre Henry, et s’isoler jusqu’à ce que ces symptômes cessent.

Un nombre d'hospitalisations toujours élevé

Le nombre d’hospitalisations dues à la maladie reste à son plus haut niveau depuis les débuts de la pandémie. Jeudi, 891 personnes souffrant de la COVID-19 occupaient un lit d’hôpital, dont 119 aux soins intensifs.

De nombreux établissements dans l’intérieur de la Colombie-Britannique ont dû être fermés, et des services, annulés,, en raison du manque de personnel et des travailleurs de la santé malades.

Nous continuons à voir une diminution et un ralentissement du nombre de nouveaux cas en Colombie-Britannique et, depuis quelques jours, provisoirement, un ralentissement des admissions à l’hôpital, indique la Dre Henry. Elles continuent cependant à être élevées, comparativement à tout ce que nous avons vu pendant cette pandémie.

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