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Abus au hockey junior : les conclusions du comité d’examen rendues publiques

Deux bâtons de hockey se disputent la rondelle entre des patins lors d'un match.

Un comité d'examen indépendant avait été mis sur pied par la LCH à la suite du recours collectif intenté contre la Ligue en juin 2020.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

La Ligue canadienne de hockey (LCH) a rendu public, vendredi, le rapport produit par un comité d'examen indépendant mis sur pied en juillet 2020 à la suite du recours collectif intenté contre elle en lien avec des abus subis au hockey par des jeunes de 15 à 17 ans.

Dans son rapport, ledit comité, constitué de Camille Thériault, Danièle Sauvageau et Sheldon Kennedy, indique qu'il a constaté qu’il existe effectivement des comportements répréhensibles en dehors de la glace dans la LCH, et que la culture systémique qui règne au sein de la ligue a fait en sorte que ces comportements sont devenus une norme culturelle.

La loi du silence qui entoure la maltraitance favorise sa perpétuation, est-il écrit dans le rapport.

Selon le comité, il existe aussi une déficience systémique vis-à-vis du soutien et du mentorat des entraîneurs et des directeurs généraux. Au sein de la LCH, la maltraitance est devenue une norme ancrée en raison de la culture systémique qui y règne. Il a été constaté qu'à l'échelle de la LCH, il n'existe pas un processus clair de déclaration des incidents et que les politiques et les procédures qui existent déjà au sujet des comportements répréhensibles en dehors de la glace présentent des faiblesses.

Le comité avait, entre autres, pour mandat de passer en revue les politiques et pratiques actuelles de la Ligue et de ses 60 équipes membres en ce qui a trait aux initiations, au harcèlement, aux abus ainsi qu'à l'intimidation, en plus de se pencher sur les allégations selon lesquelles les joueurs ne sont pas à l'aise de dénoncer des comportements répréhensibles.

Un total de 13 recommandations a été formulé par le comité.

Le rapport de 36 pages, rédigé en octobre 2020, avait été remis au président de la LCH, Dan MacKenzie, à la fin décembre de la même année, mais ses conclusions ont été gardées loin de l'œil du public depuis, parce que la Ligue disait devoir gérer les contrecoups de la pandémie et le retour au jeu de ses joueurs.

James Sayce, l'avocat qui pilote le recours collectif, accueille positivement la publication de ce rapport. C'est une bonne chose que ces enjeux soient connus du public, dit-il. C'est important d'avoir en main ce rapport, car il mentionne l'importance d'augmenter la protection envers les joueurs, ce qui est l'un des principaux objectifs du recours collectif, c'est-à-dire éradiquer les comportements toxiques dans le hockey junior.

Rappelons que le recours collectif qui vise la LCH est intenté par Daniel Carcillo et Garrett Taylor, qui ont joué dans la Ligue de l'Ouest de 2008 à 2010. Les allégations n'ont pas été prouvées en cour à ce jour.

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