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Des tuques dans les parcs pour venir en aide aux sans-abris

Une tuque dans un sac en plastique est accrochée à un arbre dans un parc.

Les bonnets tricotés sont placés dans des sacs de plastique et accrochés dans des arbres.

Photo : CBC/Allison Devereaux

Radio-Canada

Alors que les températures hivernales continuent de plonger sous le point de congélation, une femme de London, en Ontario, s'est donné pour mission de distribuer des tuques faites à la main aux personnes vivant dans la rue.

Rien que ce mois-ci, Donna Atkinson-Wilson, fondatrice de l'organisme de bienfaisance Keeping Kids Warm, a accroché 150 bonnets dans les arbres du parc Victoria.

Cela fait des décennies que celle qui se surnomme elle-même grand-mère Charité s'est donné pour mission de garder au chaud les jeunes sans-abris.

Elle raconte que c'est après avoir failli perdre son frère dans une tempête de neige qu'elle a pensé à tous les jeunes sans-abris qui souffrent au quotidien des températures extrêmes et décidé de lancer sa fondation pour leur venir en aide.

J'aime l'idée de garder les enfants au chaud en tricotant des écharpes, des bonnets et des mitaines, raconte-t-elle.

Récemment, elle a toutefois constaté que la demande pour les articles d'hiver a augmenté de façon spectaculaire avec la pandémie et l'augmentation du nombre de personnes qui vivent dans la rue.

Photo d'une femme souriante.

Donna Atkinson-Wilson est la fondatrice de Keeping Kids Warm, un organisme de bienfaisance qui fournit des articles chauds aux personnes sans-abris.

Photo : Soumise par Donna Atkinson-Wilson

Aider sans en avoir l'air

Elle a dû faire face au refus de nombreuses personnes dans le besoin de se faire aider.

Certains disaient non, nous n'en avons pas besoin, ça va, donnez-les à quelqu'un qui en a vraiment besoin.

C'est ainsi qu'elle a pensé à placer les articles dans les lieux publics. Selon elle, cette accessibilité leur permet de choisir et ne pas avoir l'impression de recevoir l'aumône.

Un type m'a dit qu'il ne se sentait pas coupable de les prendre dans l'arbre, parce qu'il savait que c'était pour tout le monde, explique-t-elle.

Des bonnets sont accrochés sur un arbre.

Mme Atkinson-Wilson a constaté une hausse de la demande d'aide dans la communauté depuis le début de la pandémie.

Photo : CBC/Allison Devereaux

Au cours des 19 dernières années, son équipe a distribué près de 20 000 articles faits à la main.

Si je pouvais amener nos sans-abris à penser, ne serait-ce qu'une minute, qu'il y a quelqu'un qui se soucie de leur bien-être, c'est tout ce dont j'ai besoin, confie Mme Atkinson-Wilson.

Ces temps-ci, elle peine par contre à trouver des bénévoles pour fabriquer et distribuer les tuques.

La plupart de mes bénévoles sont des personnes âgées qui aiment tricoter, explique-t-elle. Elles hésitent donc à sortir dans la communauté avec la présence du virus COVID.

Elle a donc dû demander de l'aide à d'autres groupes communautaires.

Avec des informations de CBC

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