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Norme sur le nickel : la grogne dépasse les frontières de Limoilou

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Une vue générale du port de Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

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Des résidents de différents quartiers centraux de Québec font front commun contre la hausse des seuils d’émissions de nickel dans l’air ambiant. Les conseils de quartier de Lairet, Saint-Roch, Saint-Sauveur et Vanier joignent leurs voix à celles de Maizerets et du Vieux-Limoilou et demandent un maintien de la norme actuelle.

Avant Noël, Québec a annoncé son intention de permettre une concentration cinq fois plus élevée de particules de nickel dans l’air ambiant. Cette décision a soulevé l’ire de nombreux citoyens, particulièrement ceux des quartiers Limoilou et Maizerets, voisins du port de Québec, d’où émanent de telles particules.

Le resserrement des normes liées aux émissions de nickel est le fruit d’un long combat citoyen pour la qualité de l’air. Ce projet est malheureusement un pénible retour en arrière, non seulement pour les citoyens résidant à proximité du port, mais aussi pour l’ensemble des générations futures, déclare la présidente du conseil de quartier de Saint-Roch, Frédérique Lavoie, par voie de communiqué.

Sur le plan de la pollution atmosphérique, nous vivons dans des secteurs qui sont déjà saturés. Depuis des décennies, ce sont nos quartiers et nos résidents qui portent la charge de toutes les infrastructures routières et industrielles que l’on a choisi de construire dans nos milieux de vie. Il est temps de faire les choses autrement, ajoute Myriam Nickner-Hudon, présidente du conseil de quartier de Saint-Sauveur. 

Le maire garde le cap

Au cours des derniers jours, des groupes citoyens et les partis d’opposition à la mairie de Québec ont fait pression sur le maire, Bruno Marchand. Ils lui reprochent de tarder à agir dans ce dossier. Le maire a annoncé la tenue d’un comité plénier à l'occasion duquel plusieurs intervenants seront entendus. Ce comité aura lieu le 3 février et la consultation publique du gouvernement prendra fin 17 jours plus tard, soit le 20 février.

Malgré la grogne, Bruno Marchand maintient le cap.

Je suis plus convaincu que jamais [...], par principe, que c’est la bonne chose à faire présentement, a-t-il affirmé, en point de presse vendredi.

M. Marchand souligne que la direction de la santé publique et le ministère de l’Environnement ont notamment confirmé leur présence. Une réponse de la part du Port de Québec se fait toujours attendre. Certains conseils de quartiers seront également invités à participer.

On n'a pas le pouvoir de convoquer. Il y a des gens qui pourront peut-être nous dire non, mais jusqu'à maintenant, la réponse est bonne, note-t-il.

À la lumière de ces consultations, le conseil municipal fera connaître sa position avant le 7 février.

Le maire de Québec salue néanmoins cette mobilisation citoyenne.

« Que les conseils de quartier se positionnent, c'est extraordinaire. Ça fait partie de cet exercice démocratique. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Une étude qui comportait des lacunes

Le nouveau règlement fera passer la norme quotidienne d'émissions de particules de nickel, une substance cancérigène, de 14 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) à un plafond de 70 ng/m3. Les émetteurs devront cependant respecter une moyenne annuelle de 20 ng/m3.

Le ministre de l'Environnement et de la lutte contre les Changements climatiques, Benoit Charette, défend la décision du gouvernement.

C’est vrai que ça peut sembler beaucoup [...], mais il faut savoir que la norme établie à environ 15 [nanogrammes par mètre cube] l’avait été en 2013 en réponse à une étude qui comportait des lacunes importantes sur le plan méthodologique. Aujourd’hui, on s’appuie sur les dernières connaissances et on vient ajouter une moyenne annuelle, a précisé le ministre en entrevue à l’émission Première heure.

Embellir les rues commerciales

Bruno Marchand tenait vendredi un point de presse en compagnie du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Steeve Lavoie.

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Bruno Marchand, le maire de Québec, et Steeve Lavoie, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, en conférence de presse

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

Ils ont annoncé le lancement du projet Réno-Quartier, un programme de subventions destiné aux commerçants ayant pignon sur rue dans les artères commerciales de certains quartiers de la ville et souhaitant effectuer des travaux d’amélioration extérieurs.

Une somme de 500 000 $ est disponible pour les commerçants qui désirent proposer un projet, comme la réfection de la devanture d’un magasin ou l’aménagement d’une terrasse extérieure. Le programme pourra financer les deux tiers des coûts du projet, jusqu’à un maximum de 25 000 $.

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