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Boris Bilicky : préposé aux bénéficiaires de nuit et commerçant le jour

Boris Bilicky dans une rangée de son épicerie spécialisée.

Arrivé du Congo en 2018, Boris Bilicky est préposé aux bénéficiaires de nuit et propriétaire d’une épicerie de jour.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

D’abord réfugié, puis préposé aux bénéficiaires, avant de devenir commerçant, l’histoire de Boris Bilicky, propriétaire de l’Épicerie Afro-Exotique de la rue Principale à Rouyn-Noranda, n’est pas banale.

M. Bilicky est arrivé au Canada en 2018 comme demandeur d’asile. Il a ensuite suivi une formation pour devenir préposé aux bénéficiaires.

J’ai eu le certificat pour venir travailler comme préposé aux bénéficiaires, j’ai travaillé à Saint-Jérôme, à Val-d’Or, à Rivière-Rouge par exemple. Et il y a eu une grâce pour les anges gardiens qui ont travaillé dans le secteur de la santé, décrit-il.

« Mon statut a changé, je suis devenu immigrant à la place de réfugié. Ça change tout, ça a bouleversé tout, je renais de nouveau, j’ai retrouvé l’espoir. »

— Une citation de  Boris Bilicky

C’est alors qu’il est assis dans un restaurant de Rouyn-Noranda que Boris Bilicky commence à développer le rêve d’ouvrir une boutique spécialisée en produits exotiques.

Pour moi, Rouyn c’est une ville à promesses, une ville d’accueil, une ville dans laquelle je peux rester avec la famille. J’ai commencé vraiment à admirer Rouyn et je suis commerçant de base, parce que j’ai hérité de ma famille, alors je cherchais un coin où mettre une boutique. Je ne voyais pas d’endroits qui vendaient des trucs africains, exotiques, explique Boris Bilicky qui a ouvert son commerce à l’automne 2021.

Des produits du plantain en boîte sur les tablettes de l'épicerie de Boris Bilicky.

Les immigrants africains installés en Abitibi-Témiscamingue peuvent retrouver des saveurs de leur pays d’origine.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Il travaille toujours comme préposé aux bénéficiaires de nuit, en plus de diriger sa boutique le jour.

C’est un peu difficile parce que je travaille 7 h 30 de nuit, avoue-t-il. J’ai 4 heures seulement de sommeil et je dois venir ici pour faire mon autre travail, parce que je n’ai pas encore ma famille avec moi. Je suis entre le four et le moulin.

M. Bilicky espère que sa femme et ses trois enfants pourront bientôt venir le rejoindre au Canada. Son épouse pourra alors lui prêter main-forte au magasin.

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