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Vaccination des enfants : l’Ontario boude les chiens de zoothérapie

Une fillette caresse la tête d'un chien.

En Ontario, Kitchener-Waterloo fait appel aux chiens de zoothérapie, mais pas Toronto, Ottawa, Sudbury et Windsor, notamment.

Photo : Ambulance St-Jean

« On voit combien les enfants sont apaisés », raconte Marie-Florente Démosthène du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, qui utilise des chiens de zoothérapie dans deux centres de vaccination contre la COVID-19.

L'utilisation de chiens pour aider les jeunes anxieux est assez répandue au Québec et en Alberta, notamment.

En Ontario, en revanche, la plupart des grandes villes comme Toronto, Ottawa, Windsor et Sudbury n'ont pas recours à la zoothérapie.

Mme Démosthène incite vivement ses collègues ontariens à en faire l'essai.

Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal a commencé à utiliser des chiens le printemps dernier pour la vaccination des adolescents. L'initiative a connu un tel succès, dit-elle, qu'elle a été élargie aux plus petits lorsque le vaccin pédiatrique a été approuvé.

« Je les appelle des thérapeutes sur quatre pattes, parce qu'ils vont vraiment aller travailler au niveau de l'anxiété et abaisser la peur et les craintes au-delà des mots. »

— Une citation de  Marie-Florente Démosthène, directrice adjointe responsabilité populationnelle et partenariats, CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal

Les animaux sont très doux aussi avec les enfants, n'ont jamais peur, s'installent à côté d'eux, à leurs pieds, ou si l'enfant le souhaite, sur les genoux de l'enfant, et sont capables de rester et de les sécuriser, ajoute Mme Démosthène.

Pour elle, les chiens font vraiment la différence pour certaines personnes anxieuses qui, autrement, n'auraient pas accepté ou ne seraient pas en mesure de recevoir leur vaccin tellement cette anxiété-là est envahissante pour eux.

Marie-Florente Démosthène en entrevue sur Zoom.

Marie-Florente Démosthène du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal vante les chiens de zoothérapie.

Photo : Radio-Canada

Les chiens sont en poste à certaines heures et il est possible pour les parents de prendre rendez-vous.

C'est le fruit d'un partenariat avec l'Association des zoothérapeutes du Québec. Les maîtres participants sont payés environ 80 $ l'heure, précise Mme Démosthène.

Une fillette pose la main sur un bouvier bernois pendant qu'elle se fait vacciner.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal utilise des chiens de zoothérapie dans deux centres de vaccination.

Photo : CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal

Le ministère de la Santé du Québec ne sait pas exactement combien de régions de la province font appel à la zoothérapie, mais ajoute que l'initiative fait partie des différents moyens [mis en place] pour faciliter la vaccination des enfants et des personnes qui ont des appréhensions face à la vaccination.

Peu fréquent en Ontario

En Ontario, la région de Waterloo a établi un partenariat avec l'organisme Ambulance St-Jean, qui offre un service de zoothérapie.

Une dizaine de chiens visitent périodiquement deux centres de vaccination de la région depuis le 3 décembre pour aider petits (et grands!) avant, pendant et après l'injection, raconte le porte-parole de l'organisation Andy Goulden.

« Parfois, le chien s'assoit juste à côté de l'enfant lorsqu'il se fait vacciner, alors ça détourne son attention de l'aiguille et ça le calme. À d'autres occasions, juste de voir un chien et de le caresser aide à rendre les enfants moins anxieux. »

— Une citation de  Andy Goulden, porte-parole d'Ambulance St-Jean

La porte-parole du bureau de santé publique de la région de Waterloo, Sharon Ord, affirme que l'initiative est très populaire auprès des organisateurs des cliniques de vaccination et des clients.

Un chien dans les bras d'une personne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bureau de santé publique de la région de Waterloo n'a recensé aucun problème d'allergie ou de peur lié aux chiens de zoothérapie.

Photo : Ambulance St-Jean

Toutefois, bien d'autres régions ontariennes n'offrent pas cette option.

« Bien que Santé publique Ottawa adore les chiens, nous ne les utilisons malheureusement pas en raison de difficultés opérationnelles liées à la présence de chiens dans nos cliniques de vaccination contre la COVID-19. »

— Une citation de  Bureau de santé publique d'Ottawa

Même son de cloche de la part des autorités de santé publique à Sudbury, qui citent aussi des questions d'assurance, de manque d'espace dans les centres de vaccination et d'allergies aux chiens.

Dans la région de Windsor-Essex, la santé publique dit qu'elle a décidé de mettre l'accent sur les superhéros pour rendre l'atmosphère plus conviviale pour les enfants.

À Toronto, des chiens de zoothérapie étaient présents pour la journée spéciale de vaccination des enfants, qui a eu lieu à l'aréna Banque Scotia le 12 décembre, mais la santé publique ne les a pas utilisés à d'autres occasions.

« Étant donné que les cliniques de vaccination sont des centres médicaux, il faut tenir compte du fait que certains résidents ont peur des chiens ou y sont allergiques. »

— Une citation de  Santé publique de Toronto

Le bureau de la ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott, n'a pas répondu à notre demande de commentaire.

Mme Ord affirme, de son côté, que la présence de chiens dans des centres d'immunisation de la région de Waterloo n'a posé aucun problème jusqu'à maintenant, notant qu'il s'agit d'un service optionnel.

M. Goulden ajoute que les lieux sont bien ventilés et que les chiens sont guidés par leur maître et s'approchent seulement des enfants et des adultes qui le veulent.

Pour sa part, Mme Démosthène précise qu'un désinfectant spécial pour les pattes de chiens est utilisé pour éviter la propagation de tout microbe.

À l'heure actuelle, un peu plus de la moitié des enfants ontariens de 5 à 11 ans ont reçu au moins une première dose de vaccin contre la COVID-19 et environ 10 %, deux doses.

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