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Un expert doute des rumeurs d’un possible rachat de Nutrien par le géant BHP

Des monticules de petites pierres jaunâtres dans un entrepôt.

Des rumeurs indiquent que le géant minier BHP pourrait revenir à la charge en vue d'acquérir Nutrien, mais un expert de la Saskatchewan n'y croit pas en raison de considérations politiques. (archive)

Photo : Reuters / Nayan Sthankiya

Radio-Canada

Les rumeurs d’une acquisition de Nutrien par le géant minier australien BHP ne sont pas fondées, selon le professeur de l’Edwards School of Business de l'Université de la Saskatchewan Brooke Dobni.

Cette semaine, le responsable de la recherche événementielle de Gordon Haskett Research à New York, Don Bilson, a affirmé que la multinationale BHP pourrait raviver ces projets d'acquisition des actifs de l’ancienne PotashCorp.

En 2011, BHP (qui s'appelait alors BHP billiton), avait fait une offre d’achat hostile de l’entreprise PotashCorp, devenue Nutrien après sa fusion avec Agrium. Après un bras de fer entre le géant australien et le gouvernement provincial, qui s’opposait à la vente, le gouvernement fédéral avait bloqué l’offre d’achat, car elle n'apportait pas d'avantage net pour le Canada. 

Dans une entrevue accordée à Bloomberg, Don Bilson a mentionné que le départ inattendu du directeur général de Nutrien, Mayo Schmidt, le 4 janvier, pourrait inciter le conseil d’administration de Nutrien à considérer d’autres options que de pourvoir le poste.

Cela pourrait prendre la forme de la vente de l'entreprise au groupe qui a tenté d'obtenir les mêmes actifs 11 ans plus tôt.

Mayo Schmidt était à la barre de la compagnie depuis huit mois seulement. Il a été remplacé par le vice-président et chef de la direction des activités de potasse de Nutrien, Ken Seitz, qui occupe le poste par intérim en attendant l’embauche d’une nouvelle direction générale à Nutrien.

CBC n’a pas réussi à rejoindre BHP jeudi, et Nutrien a refusé de donner une réponse en disant qu’elle ne « commente pas les rumeurs et la spéculation ».

Le professeur de l’Edwards School of Business de l'Université de la Saskatchewan Brooke Dobni ne croit pas que ces rumeurs soient fondées.

« Je ne pense pas que cela pourrait marcher. »

— Une citation de  Brooke Dobni, professeur à l’Edwards School of Business de l'Université de la Saskatchewan

Il explique néanmoins qu’en termes de plan d'affaires c'est une piste intéressante. BHP est l’une des rares compagnies minières ayant suffisamment de fonds pour considérer une telle acquisition. De plus, les actifs de Nutrien ont de bonnes chances de gagner en valeur dans les prochaines années.

De plus, comme BHP a le feu vert de son conseil d’administration pour développer la mine Jansen, à l’est de Saskatoon, Brooke Dobni estime qu’il serait plus efficace qu’une seule compagnie possède et gère la majorité des mines de potasse de la province.

En revanche, le public et les gouvernements provincial et fédéral risquent de s’opposer à un tel achat, comme ils l’ont fait il y a 11 ans.

Comme la potasse est une ressource stratégique, ces derniers préfèrent qu’elle soit possédée par Nutrien, dont le siège social est à Saskatoon, explique Brooke Dobni.

Selon lui, les questions politiques seront plus déterminantes que les considérations pécuniaires des entreprises impliquées dans ce dossier.

Avec des informations de Jason Warick

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