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Un voilier aide le Canada et d’autres pays à étudier les changements climatiques

Le voilier flotte sur une mer calme.

Cette mission de recherche à faible empreinte carbone fait partie d'un partenariat entre la société océanographique privée Blue Observer, les États-Unis, le Canada et l'Europe.

Photo : Blue Observer

Radio-Canada

Le Canada s'associe à une mission inhabituelle du programme Argo de mesure des changements climatiques dans l'océan Atlantique. Il utilise un voilier de 24 mètres pour déployer des capteurs robotiques.

Le voilier français Iris est au milieu d'un voyage de trois mois. Il va durant ce périple larguer 100 capteurs autonomes, dont une dizaine en eaux canadiennes, pour mesurer les conditions océaniques.

Le chercheur Blair Greenan, basé à l'Institut océanographique de Bedford à Halifax, dit que c'est une initiative bon marché et écologique.

C’est une approche à faible émission de carbone pour déployer des instruments dans l'eau alors que normalement nous utilisons de grands navires de recherche.

Les capteurs descendent sous l'eau et reviennent au sommet, en prenant des mesures de la température et de la salinité de l’eau en cours de route. Tous les 10 jours, les données sont transmises par satellite. Les informations sont utilisées par les météorologues et les scientifiques qui peuvent cartographier le réchauffement des océans en temps réel.

La recherche fait partie du programme Argo, qui a un réseau de 3 800 capteurs flottants à travers le monde.

« Ça a vraiment révolutionné nos connaissances sur l'océan. »

— Une citation de  Blair Greenan, scientifique basé à l'Institut océanographique de Bedford à Halifax

Avant ça, on dépendait des navires de recherche qui partaient et ramassaient des échantillons d’eau, mais ça se faisait seulement une partie de l'année.

Nous sommes en mesure de surveiller l'évolution de l'océan en temps réel, explique Blair Greenan, qui est le responsable canadien du Programme Argo.

Nous constatons en fait que l'océan se réchauffe avec le temps.

Le voilier est attaché à un navire de recherche amarré au quai.

L'Iris au quai de l’Institut océanographique de Woods Hole dans le Massachusetts, en décembre, après un voyage de trois semaines à travers l'Atlantique.

Photo : Blue Observer

Les partenaires

La société privée Blue Observer est propriétaire du voilier. Le Canada, les États-Unis et l'Union européenne fournissent les flotteurs, qui coûtent environ 25 000 $ chacun.

La première étape de la mission a commencé à Brest, en France.

Le mois dernier, Iris s'est amarré à l’Institut océanographique de Woods Hole au Massachusetts pour se réapprovisionner et récupérer plus de flotteurs, y compris ceux envoyés par le ministère des Pêches et des Océans (MPO) en Nouvelle-Écosse.

Près de 1 000 de ces flotteurs doivent être largués chaque année pour soutenir le Système mondial d'observation de l'océan, un programme de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO.

Deux personnes mettent un capteur à l'eau.

L'équipage à bord de l'Iris déploie l'un des flotteurs Argo.

Photo : Blue Observer

La technologie s’améliore

Le MPO a déployé 600 flotteurs Argo au large du Canada au cours des 20 dernières années. Certains sur la côte ouest, d'autres dans la mer du Labrador et au large du plateau néo-écossais.

Chaque année entre 20 et 40 capteurs sont déployés pour remplacer les plus vieux.

Cette année, les flotteurs dans la mer du Labrador et sur le plateau néo-écossais transporteront des capteurs plus avancés qui mesurent également les conditions biologiques et chimiques.

Ce qui permet entre autres de mesurer les niveaux de pH, qui peuvent indiquer une acidification, car l'océan absorbe plus de dioxyde de carbone.

Ces nouveaux capteurs améliorés peuvent coûter jusqu'à 100 000 $ chacun. Ils vont durer environ cinq ans et produire près de 200 profils océaniques. Cela ne peut pas complètement remplacer les données que nous pouvons collecter à partir d'un navire, mais c'est certainement un moyen exceptionnellement rentable d'acquérir des données, déclare Blair Greenan.

Avec les informations de Paul Withers de CBC

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