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Analyse

Dossier du nickel : d’où proviendra le consensus ?

Bruno Marchand, maire de Québec

Bruno Marchand, maire de Québec

Photo : Radio-Canada

Le maire de Québec souhaite que le conseil municipal prenne une position commune sur le nickel alors que l'opposition a déjà tranché.

Bruno Marchand veut faire de la politique autrement. Dans le débat entourant la hausse de la norme de nickel qui pourrait avoir un effet sur la qualité de l'air dans les quartiers limitrophes au port de Québec, il s'est donné le rôle du conciliateur.

Il souhaite réunir en plénière les acteurs qui débattent de cet enjeu depuis des années au bénéfice des élus, qui pourront ainsi mieux comprendre la situation. Le maire de Québec cherche le consensus, même si les visions qui seront exprimées dans ce forum semblent irréconciliables.

Claude Villeneuve, chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec

Claude Villeneuve, chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec

Photo : Radio-Canada

Il devra aussi composer avec une opposition officielle qui a déjà pris position, tout comme Transition Québec, contre toute forme de hausse. Même Québec 21 est a priori contre le projet de règlement du gouvernement Legault.

Le maire est actuellement absent du débat. Il veut rester en dehors de la mêlée. À l'inverse, la position des oppositions est tellement claire qu'il est difficile de croire qu'elle pourrait changer.

Poids politique

Sans faire le jeu des comparaisons, Régis Labeaume a toujours parlé d'une seule voix sur les enjeux qui dépassaient les frontières de la Ville. Son administration était majoritaire. Il avait toute la marge de manœuvre pour le faire. Une position ferme de la Ville de Québec avait toujours plus de poids politique dans un débat.

Mais, même à la fin de son mandat, le projet Laurentia du Port de Québec avait commencé à mettre en lumière des failles dans son discours à sens unique. Ces brèches ont rapidement semé le doute et fragilisé le message en faveur du projet.

Inconnues

La mécanique qui va mener à la prise de position du conseil municipal sur cet enjeu n'a pas encore été dévoilée. De l'aveu même du maire, la démarche est en train d'être élaborée.

Comment arrivera-t-on à déposer une proposition qui devra être débattue et adoptée au conseil municipal quatre jours plus tard­? Qui devra faire les premiers pas pour trouver un terrain d'entente?

À ce jour, il ne manque que la position du maire dans le débat pour savoir si son rêve d'obtenir l'unanimité est réaliste.

Bruno Marchand a été vivement critiqué après avoir formulé sa proposition. Il s'agit des premières critiques depuis son arrivée en poste. Un peu de bruit qui ne l'a pas ébranlé.

Bruno Marchand persiste et signe.

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