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Les restaurateurs demandent une réouverture pour le 8 février

Plusieurs restaurants de la rue des Forges, à Trois-Rivières.

Les salles à manger des restaurants sont fermées depuis le 31 décembre dernier.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Des restaurateurs de la région comme d'ailleurs au Québec s’organisent pour faire une « pression positive » sur le gouvernement et demander la réouverture de leurs salles à manger. Jeudi, ils ont espéré en vain que le premier ministre, François Legault, présente des allègements comme ce qui est prévu dans la province voisine, l'Ontario. Le premier ministre Doug Ford a annoncé la réouverture des gyms et des restaurants pour le 31 janvier.

On a un passeport, on s’est fait vacciner. Puis, on est encore fermé. Rouvre les restaurants! exhorte le copropriétaire de la microbrasserie Ô quai des brasseurs Marc Hamel. Plusieurs restaurateurs sont usés par presque deux ans de pandémie. Certains s’inquiètent de la rétention de leur personnel alors que d’autres s’en font parce qu’ils ont des dettes qui continuent de s’accumuler.

Beaucoup de gens nous disent : M. Guay, au moins vous avez le take-out et la livraison. Mais, le take-out et la livraison, ce n’est pas ça qui fait vivre un restaurant. Ce qui fait vivre un restaurant, c’est le monde qui vient sur place, déclare Michaël Guay, le propriétaire de la Rôtisserie Guay, à Bécancour.

La semaine dernière, des commerces avaient la ferme intention de rouvrir le 30 janvier, malgré les consignes du gouvernement. Un restaurateur de Montréal avait lancé un mouvement de désobéissance civile. Chaque resto avait reçu dans sa boîte courriel une invitation à désobéir. Ce n’était vraiment pas le positionnement qu’on avait, indique pour sa part Yves Beaudoin, copropriétaire du restaurant Le Brasier 1908.

Si quelques propriétaires de restaurants de la région ont flirté avec l’idée de participer à l’initiative, Marc Hamel a plutôt choisi de se raviser. Oui, ça nous intéressait. C’est ça qu’on voulait faire, mais ils ont tellement de contrôle. Ils ont annoncé qu’ils nous enlèveraient nos permis d’alcool, explique-t-il.

Les restaurateurs souhaitent la prévisibilité

Québec dit comprendre les restaurateurs, mais leur demande de rester patients encore un peu. Bien que le nouveau directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, ait dit vendredi envisager un déconfinement progressif avant la mi-février, aucun engagement concret n'est encore sur la table.

Le copropriétaire du Brasier 1908, à Trois-Rivières, espère que le gouvernement annoncera les assouplissements quelques jours à l’avance pour permettre à la chaîne d’approvisionnement de se remettre en branle.

Aussi pour nous permettre de rappeler nos employés. La grande majorité des restos ont mis leurs employés au chômage et sur les aides. Il faut prendre le temps de les rappeler au travail, ces gens-là. Il ne faut jamais oublier qu’en restauration, c’est toute une chaîne, souligne Yves Beaudoin, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Il mentionne aussi qu’une date est véhiculée auprès des membres de l’Association Restauration Québec (ARQ). Les entrepreneurs veulent voir le retour des clients au restaurant le 8 février, une date qui n’est pas choisie au hasard.

Si on rouvrait les restos le 8 février, ça nous permettrait d’avoir droit à de l’aide supplémentaire. La logique de l’aide d’un commerce qui est fermé à 100 %, c'est qu'il faut qu’il ait été fermé durant sept jours dans le mois. Si on disait la date du 8, ça nous permettrait de maintenir une certaine aide financière jusqu’à ce moment-là, précise-t-il.

Le milieu de la restauration ne veut pas appeler à la désobéissance civile en ciblant le 8 février pour la reprise des opérations. Il souhaite plutôt faire une pression positive auprès du gouvernement et des autorités pour qu’ils comprennent qu’on doit bouger présentement, indique Yves Beaudoin.

À la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, on mentionne que cette date sera surveillée. Sa présidente, Cassy Bernier, encourage les membres à respecter ce qui est demandé par le gouvernement, mais comprend que, pour les entrepreneurs, il est urgent que Québec présente un plan.

Le secteur de la restauration et tout autre secteur touché, je pense qu’ils ont la langue à terre. On a besoin d’un plan. Manifester cette insatisfaction, je pense qu’ils sont rendus là. Maintenant, voyons ce qui se passera. On va surveiller ça, indique Mme Bernier.

Elle souhaite que ses membres puissent retrouver une stabilité dans leurs opérations, malmenées par les vagues successives d’ouvertures et de fermetures depuis deux ans.

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