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Un nouveau groupe consultatif pour la mise en œuvre du programme scolaire albertain

Adriana LaGrange à un podium avec un micro, devant des drapeaux albertains.

Ce nouveau groupe consultatif aura comme mission de conseiller la ministre de l'Éducation albertaine, Adriana LaGrange, durant la mise en place du nouveau programme scolaire de la province.

Photo : Courtoisie du gouvernement albertain

Radio-Canada

Un groupe de 17 personnes, composé de fonctionnaires, de surintendants, de conseillers scolaires et d’éducateurs, a été mandaté par le gouvernement albertain pour l'aider à introduire le nouveau programme scolaire cet automne.

Le ministère de l’Éducation a publié jeudi la liste partielle des membres de ce groupe consultatif sur la mise en œuvre du programme scolaire (en anglais) (Nouvelle fenêtre). Le directeur général du Conseil scolaire Centre-Nord, Robert Lessard, est l’unique présence francophone au sein du groupe.

Le nom de 9 des 17 personnes est maintenu secret afin d’éviter qu’elles ne deviennent la cible de harcèlement en ligne, selon le communiqué envoyé par le gouvernement.

Depuis presque cinq ans, les tentatives pour renouveler toutes les matières du programme scolaire de la maternelle à la 12e année, à la fois en anglais et en français, font couler beaucoup d’encre.

Les politiciens s’échangent des accusations sur les fondements de ce changement. Certains parents et experts craignent que cette nouvelle mouture du programme ne soit qu’un moyen d’imposer l’idéologie du gouvernement dans les salles de classe.

Certains s’inquiètent par exemple d'une approche « traditionnelle » ou « eurocentriste » privilégiée dans l’ébauche du programme scolaire proposé par le Parti conservateur uni.

La présidente de l’Association albertaine des conseils scolaires, Marilyn Dennis, est l'une des deux membres de l’organisation qui participent au groupe consultatif.

Désir d'écoute

Les membres de l’Association ont voté l’année dernière pour demander au ministère de l’Éducation de retarder l'introduction du nouveau programme dans toutes les écoles. Des conseils scolaires voulaient tester la nouvelle matière à l’école primaire pendant deux ans, avant qu’elle ne devienne obligatoire en 2024.

Le gouvernement a néanmoins accepté de reporter, le mois dernier, l’intégration de quatre matières du nouveau programme scolaire au primaire : les sciences sociales, les sciences naturelles, le français langue première et d'immersion et les arts plastiques.

Selon Marilyn Dennis, ce recul a donné l'espoir aux conseils scolaires que leurs recommandations seront prises au sérieux par le gouvernement.

Les conseils scolaires veulent que le gouvernement réagisse aux inquiétudes des Albertains, dit-elle.

Le groupe consultatif fera ses recommandations sur la façon de mieux préparer le système scolaire à l’introduction du programme à la ministre de l’Éducation, Adriana LaGrange.

Des recommandations confidentielles

Le mandat (en anglais) (Nouvelle fenêtre) de ce groupe précise que les délibérations et les recommandations du groupe seront confidentielles.

Selon le document, les membres se rencontreront une fois par semaine jusqu’au mois de juin. Les membres devront également préparer le terrain pour l'intégration au nouveau programme des quatre matières dont l'intégration a été reportée par le gouvernement au primaire.

Jeudi, l’Association des enseignants de l’Alberta (ATA) a encore une fois demandé au gouvernement de mettre sur pause l’intégration du programme scolaire. Cette dernière demande au ministère d’attendre les rétroactions des experts par rapport à toutes les matières du programme scolaire avant de le mettre en œuvre.

L'introduction [du nouveau programme scolaire] cet automne est voué à l’échec, estime le président de l’ATA, Jason Schilling.

Il est trop tôt, selon lui, pour adopter ce nouveau programme dès la prochaine année scolaire, surtout en pleine pandémie.

Avec les informations de Janet French

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