•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Après deux explosions, un campement de sans-abri à Fredericton sera démantelé

Des tentes montées par des sans-abri sur un terrain enneigé.

Ce campement de sans-abri à Fredericton se situe derrière la résidence du lieutenant-gouverneur.

Photo : Gracieuseté / Joanne Barlow

Radio-Canada

Un campement de sans-abri situé derrière la résidence du lieutenant-gouverneur à Fredericton sera bientôt démantelé. Une opération qui survient après que deux pompes à propane ont explosé cette semaine. Plusieurs tentes ont été détruites et certaines personnes ont perdu tous leurs effets personnels.

Un de ces incidents s’est produit dans la tente de Trish Trecartin, tandis qu’elle essayait de se réchauffer. Alors que l’opération devrait débuter vendredi matin, elle ignore où son fiancé et elle pourront désormais se loger.

Une chose est certaine : ce ne sera pas dans un refuge, assure-t-elle. En plus d’être séparée de son partenaire, elle ne veut pas être à nouveau victime de la violence qu'elle a subie dans le passé. J’ai peur que quelqu’un me fasse quelque chose, dit-elle.

Elle préfèrerait donc rester dans ce campement, où règne, selon elle, un esprit de communauté et d'entraide.

Le chef de la police de Fredericton, Roger Brown, pense quant à lui qu’il s’agit d’un danger pour les gens qui y vivent. Quelqu’un va finir par se blesser et si nous [...] continuons à laisser de telles choses arriver, quelqu’un finira par perdre la vie, et cela provoquera un tollé, estime-t-il.

Éduquer pour prévenir

Joanne Barlow travaille depuis des années auprès de personnes vivant en situation d’itinérance. Elle admet que les réchauds au propane sont loin d’être optimaux, mais le démantèlement du campement est une autre de ses préoccupations.

Elle craint qu’une fois les tentes démantelées, certains sans-abri vont se disperser et les bénévoles sur le terrain qui les accompagnent les perdront de vue.

D’après elle, il y a encore beaucoup à faire, comme éduquer les personnes sans-abri à la sécurité incendie. Elle suggère aussi de les équiper avec des tentes de type militaire et des sacs de couchage.

Mme Barlow demande également de mettre à jour les règles entourant les interdictions d’accès aux refuges. J’ai appelé des refuges, en suppliant : "Pouvez-vous prendre cette femme? Pouvez-vous prendre cet homme?" On me répondait toujours non à cause d’une interdiction, divulgue-t-elle.

Des interdictions de 24 à 48 heures : absolument, appuie-t-elle. Mais une interdiction de six mois? Cela n'est pas rationnel.

Lorsque les campements seront tous démantelés, Warren Maddox, directeur exécutif des refuges pour sans-abri de Fredericton, assure qu’un soutien sera fourni aux résidents.

Nous travaillons avec nos partenaires communautaires pour leur trouver des alternatives. Et ça fonctionne, déclare-t-il.

Selon lui, les incidents dangereux qui surviennent dans les campements doivent cesser.

Avec les informations de Marie Sutherland, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !