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Ras-le-bol des mesures, mais il faut les respecter, disent les chambres de commerce

Des tables attendent les clients dans une salle du restaurant.

Les salles à manger des restaurants sont vides depuis maintenant trois semaines (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

De nombreux restaurateurs restent sur leur faim après le dernier point de presse du gouvernement Legault, jeudi. Ils s'attendaient à ce que Québec imite la province voisine, l'Ontario, et donne un échéancier pour la reprise de leurs activités. Or, il n'en est rien. Le gouvernement a plutôt choisi le statu quo, pour l'instant.

Je préfère, avant d'annoncer des assouplissements, être certain qu'on peut se le permettre, a dit le premier ministre François Legault.

Depuis jeudi, les hospitalisations sont en baisse dans la province. Au Bas-Saint-Laurent, elles se maintiennent autour d'une vingtaine depuis le début de janvier, mais un autre record d'hospitalisations a été atteint vendredi.

Globalement cependant, la situation semble s'améliorer au Québec, c'est pourquoi l'annonce d'éventuels assouplissements était attendue, jeudi. Mais ça n'a pas été le cas, a déploré la présidente de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Claudette Migneault, en entrevue à Info-réveil.

« On a beaucoup d'inquiétude, d'incertitude. [...] On espérait vraiment hier dans les annonces de notre gouvernement avoir une lueur d'espoir, ce qu'on n'a pas pu avoir. »

— Une citation de  Claudette Migneault, présidente de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup

Moi, j'ai hâte d'ouvrir pleine capacité, c'est sûr, affirme de son côté le copropriétaire du restaurant Intercolonial de Rivière-du-Loup, Éric Gagné.

On attend des assouplissements. Je souhaite fort qu'autour du 1er février peut-être qu'on puisse regarder en avant et accueillir des clients à nouveau, dit-il.

Rouvrir en faisant fi des mesures sanitaires?

Selon Claudette Migneault et le président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski-Neigette, Jonathan Laterreur, la majorité de leurs membres en ont ras le bol, mais n'ont pas l'intention de rouvrir leurs restaurants en faisant fi des mesures sanitaires, comme l'a fait une pâtissière du Saguenay.

Stéphanie Hariot prépare des pâtisseries.

Stéphanie Hariot, qui possède une pâtisserie à Jonquière, a ouvert la salle à manger de son commerce jeudi matin pour protester contre les mesures sanitaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Est-ce que la Chambre de commerce de Rimouski-Neigette appuie ce genre de désobéissance civile là? C'est sûr qu'on ne peut pas le faire en tant qu'organisme, mais est-ce qu'on comprend que les entrepreneurs soient rendus là, on comprend tout à fait, affirme M. Laterreur.

« On sent que le ton a vraiment changé auprès des restaurateurs. Malheureusement, toute la compréhension dont faisaient preuve les entreprises depuis le début de la crise, [...] on n'a plus cette patience-là. »

— Une citation de  Jonathan Laterreur, président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski-Neigette

Qui plus est, il est difficile de comprendre la logique du gouvernement, estime pour sa part Éric Gagné. Dans les hôpitaux, il vont peut-être faire travailler du monde qui a la COVID, mais moi, dans mon restaurant, je ne peux pas accueillir des double[ment] vaccinés qui ne sont pas infectés? Je trouve que les mesures sont rough un peu avec nous autres, dit-il.

À l'instar du député de Rimouski, Harold LeBel, qui réclamait en début de semaine un échéancier pour la réouverture des salles à manger, les chambres de commerce de la région demandent au gouvernement d'aider les restaurateurs à planifier la reprise de leurs activités.

On espère avoir une date de réouverture, un plan, dit M. Laterreur.

Alors que la grogne se fait sentir dans le milieu de la restauration, mais également dans les milieux de la culture et du sport, le directeur national de santé publique par intérim, Luc Boileau, a affirmé vendredi matin qu'il envisageait un déconfinement progressif avant la mi-février au Québec. Il estime qu'il faut examiner la situation encore pendant quelques jours avant de proposer un plan qui, dit-il, va satisfaire.

Avec la collaboration d'Éric Gagnon et de Patrick Bergeron

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