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Difficile de recruter des pompiers volontaires

Il tient un boyau d'incendie partiellement couvert de neige.

Un pompier

Photo : Getty Images / filo

Radio-Canada

Le recrutement de pompiers volontaires est un enjeu majeur dans plusieurs petites communautés de l’Estrie et du Centre-du-Québec. La situation pourrait constituer un enjeu de sécurité, craignent des gestionnaires.

De moins en moins de citoyens sont tentés de devenir pompiers volontaires au Québec. Le manque de main-d'œuvre cause des maux de tête aux gestionnaires des casernes.

On ne voit pas souvent de nouveaux visages. La force du nombre est importante. Moi tout seul, je ne peux rien faire, remarque Patrick Charland, pompier volontaire à Saint-Camille.

Par définition, un pompier volontaire travaille sur appel et a une autre occupation à temps plein.

Toni Marcotte, qui est propriétaire d’entreprise et chef de deux services incendie en Estrie, constate que les priorités de la population se conjuguent plus difficilement avec le métier de pompier volontaire.

Le vouloir des personnes un peu a changé. Il y en a beaucoup qui sont plus familiaux. Les choix vont plus vers la famille, explique-t-il.

« Du temps, on en a tous de moins en moins, mais les services incendie sont essentiels. On doit les maintenir dans une municipalité. »

— Une citation de  Toni Marcotte, directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Camille

En plus de faire face à des enjeux de recrutement, les services de sécurité incendie doivent conjuguer depuis quelques années avec une augmentation de leurs responsabilités.

Avant, on ne donnait pas le service de désincarcération. Maintenant on l’a, ça nous donne quelques appels de plus chaque année. On a aussi le service de sauvetage hors route, qu’on n’avait pas, souligne M. Marcotte.

Un problème généralisé

À Saint-Rosaire, au Centre-du-Québec, les défis sont similaires. Les services des municipalités voisines sont donc poussés à collaborer étroitement.

Avant, il y avait des petites chicanes de clocher d’église. Depuis quelques années, on a beaucoup d’entraide, on s’entraîne ensemble. C’est facile de travailler ensemble, donc on compense un petit peu, indique François Arel, directeur de la Régie Incentraide.

Selon les résultats préliminaires d’une enquête menée pour le compte de l’Association des gestionnaires des casernes, le problème est généralisé.

« La principale conclusion, ce que ça dit, c’est que le problème est réel, et s’aggrave au fur et à mesure que les années vont avancer. »

— Une citation de  Jean Melançon, coprésident de l'Association des gestionnaires en sécurité incendie

L’étude dit aussi que les décideurs, les élus vont devoir se pencher sur cette situation-là qui est très préoccupante, et aussi peut-être avec le gouvernement au niveau du ministère de la Sécurité publique, ajoute M. Melançon.

Ça brise la routine

Certaines personnes comme Tommy Pariseau choisissent encore de s’impliquer pour leur communauté. Il s'est joint aux pompiers volontaires de Saint-Rosaire il y a un an.

J’ai des inspections dans le mois. On a des formations chaque mois. On a des interventions qui arrivent assez régulièrement, dit-il.

« Ça brise la routine. Je vois les gars, c’est le fun de voir du monde aussi des fois, surtout ces temps-ci. Ça fait du bien! »

— Une citation de  Tommy Pariseau, pompier volontaire à Saint-Rosaire

Les chefs pompiers espèrent maintenant que d'autres membres du public choisiront de se joindre à eux.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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