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COVID-19 : plus de 5000 tests PCR ont été jetés sans être analysés

Ceux qui attendaient le résultat d'un test de dépistage depuis le début janvier ont appris qu'ils ne le recevront jamais.

Rangée de tubes contenant des échantillons, tous fermés avec un bouchon vert pomme.

Les tests PCR sont maintenant réservés à certaines clientèles jugées prioritaires au Québec.

Photo : Associated Press / Damian Dovarganes

La malchance a frappé 5462 personnes qui ont passé un test PCR au début de janvier dans le nord de Montréal. Ils viennent de recevoir une lettre les informant que l'échantillon de leur dépistage a été détruit sans qu'ils puissent en connaître le résultat.

La mauvaise nouvelle concerne des citoyens qui ont été dépistés entre le 2 et le 7 janvier dans une clinique ou un CLSC du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal.

Mercredi, l'établissement leur a envoyé le message suivant :

« Malheureusement, votre échantillon n'a pas pu être analysé dans les délais prescrits de 72 heures et n'est plus considéré comme valide. Par conséquent, votre échantillon a été détruit et nous ne serons pas en mesure d'émettre un résultat pour celui-ci. »

— Une citation de  Lettre reçue par des citoyens le 19 janvier

Le CIUSSS explique que des bris successifs de plusieurs analyseurs au laboratoire sont en cause, mais aussi que le volume anormalement élevé d'échantillons pour le dépistage a occasionné un retard inhabituel dans l'analyse.

La porte-parole Émilie Jacob rapporte que le laboratoire de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal peut analyser environ 3000 tests par jour. Or, entre le 3 et le 7 janvier, plus de 5000 tests quotidiens ont été reçus.

Jusqu'au 5 janvier, toutes les personnes ayant des symptômes étaient invitées à passer des tests PCR. Par la suite, ces tests ont été réservés à certaines catégories prioritaires, comme les travailleurs essentiels.

Le CIUSSS assure que les travailleurs de la santé qui s'étaient identifiés comme tels n'ont pas perdu leurs résultats, car leurs spécimens ont été traités en priorité.

« Nous sommes conscients que cela a pu causer des inconvénients et nous en sommes bien désolés. »

— Une citation de  Émilie Jacob, porte-parole du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal

Heureusement, la situation s'est rétablie depuis, assure la porte-parole et, les critères pour les tests de dépistage en clinique ayant depuis été révisés, cela ne risque pas de se reproduire.

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