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Attirer l’attention de la NFL sur TikTok et sur le terrain

Vincent Plouffe, tenant le ballon dans ses mains.

À sa dernière saison à Carleton, une blessure à l'aine a forcé Vincent Plouffe à se limiter aux bottés de dégagement (archives).

Photo : Valerie Wutti / Ravens de Carleton

Après être parvenu à attirer l’attention de la NFL sur le réseau social TikTok, le botteur gatinois Vincent Plouffe veut maintenant capter l’attention des recruteurs de la meilleure ligue de ballon ovale sur la planète et être sélectionné au repêchage à la fin du mois d’avril.

L’une de ses vidéos, où on le voit réussir un placement de 70 verges, a été vue plus de 3,5 millions de fois sur la populaire plateforme. Le record de la NFL est de 66 verges, et il a été réalisé le 4 décembre 2020 par Justin Tucker, des Ravens de Baltimore.

La NFL me suit maintenant sur TikTok, a-t-il fait remarquer.

Au bout du compte, Vincent Plouffe ne veut pas être un influenceur, mais bien un joueur de football. Il se sert des médias sociaux pour attirer un plus grand nombre de regards sur son talent.

Pour moi, il y a deux côtés au football. D’un côté, il y a ma passion. De l’autre, il y a l’aspect business, tout ce qui est branding et marketing de mon image à travers les réseaux sociaux. Les deux doivent se rejoindre pour me permettre d’avoir de belles occasions, a-t-il expliqué au cours d'une entrevue accordée depuis l’Alabama, là où il se trouve après avoir passé un mois et demi en Floride.

Le produit des Ravens de l’Université Carleton est au pays de l’Oncle Sam afin de participer à divers camps d’évaluation devant les yeux avertis des recruteurs de la NFL, qui parcourent eux aussi le pays pour dénicher les plus beaux talents.

Vincent Plouffe en train de botter.

Sur TikTok, les publications de Vincent Plouffe ont récolté plus de 273 000 mentions «J'aime» (archives).

Photo : Valerie Wutti / Ravens de Carleton

Le footballeur rêve d’être repêché par une équipe de la NFL depuis sa dernière saison avec les Griffons du Cégep de l'Outaouais. Au cours de l’été, il avait participé à un camp réunissant 700 botteurs au Wisconsin.

Je m’étais alors classé au troisième rang. Je m’étais dit, à ce moment-là : ‘‘Où est-ce que je peux me rendre si je mets tous mes efforts à la bonne place? Je me suis mis à croire à la NFL, et à la LCF.

Vincent Plouffe se présente comme quelqu'un qui voit la vie comme le célèbre Oscar Wilde, qui a rappelé de toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.

Je préfère voir 10 fois plus loin de ce que je pourrais atteindre. Je ne me mets aucune limite. Je suis conscient qu’il y a deux botteurs repêchés dans la NFL chaque année. Si ce n’est pas moi, je pourrai toujours être invité à un camp des recrues ou jouer dans la LCF.

« Je suis très bien encadré. Mon agent, Stefano Magilva, lui aussi de l'Outaouais, m'aide à trouver toutes ces occasions de me faire valoir. J'ai aussi un psychologue sportif, de bons amis et une bonne famille. »

— Une citation de  Vincent Plouffe, joueur de football

Le nouvel entraîneur-chef par intérim des Ravens, Paul Eddy Saint-Vilien, n'a que de bons mots à l'égard de Vincent Plouffe. Il a les capacités athlétiques nécessaires pour réussir. Ce sera à lui de montrer ce qu'il est capable de faire et d'être constant. La fenêtre est là.

Une autre passion

Il n’y a pas que le ballon ovale qui passionne le botteur de l’Outaouais. Il est aussi un féru de l’entrepreneuriat. Avec un ami, il a co-fondé une entreprise, Instant Management, qui guide les gens d’affaires d’Ottawa et de Gatineau à faire face à la pénurie de main-d'œuvre et à respecter toutes les consignes sanitaires, comme la vérification du passeport vaccinal, et bien plus.

Des joueurs euphoriques avant un match.

Vincent Plouffe dit avoir beaucoup grandi comme homme et comme footballeur avec le programme de football des Ravens (archives).

Photo : Ravens de Carleton

Méthodique et structuré, il organise ses journées au quart de tour. Le matin, il est sur la pelouse d’un terrain à enchaîner les bottés ou à s’entraîner au gymnase. L’après-midi, il ouvre son ordinateur portable et gère sa compagnie à distance.

J’ai un bon partenaire qui gère les opérations sur le terrain. En quatre mois, on a connu une croissance exponentielle. On a maintenant 35 employés, dit-il, avec un brin de fierté.

Pour lui, son chapeau d’homme d’affaires lui permet de décrocher de son rôle de footballeur. Peu importe ce qui arrivera de lui au printemps, il entend continuer de mener ses deux carrières de front, et avec ambition.

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