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Équitem raccroche des travailleurs au marché du travail

Le devant d'une usine

La deuxième usine d'Équitem a ouvert ses portes, il y a quelques mois, à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

En fonction depuis l'automne dernier, la nouvelle usine-école d'Équitem à Saguenay ressemble en tout point à une usine standard. Une deuxième et une troisième transformation du bois y sont réalisées comme c'est le cas dans les autres installations situées à Roberval.

La distinction d'Équitem réside dans son approche auprès de la main-d'œuvre. L'organisme favorise l'insertion socioprofessionnelle d'une clientèle qui s'est éloignée du marché du travail, incluant des personnes judiciarisées. La nouvelle usine-école de Saguenay accueille, depuis quelques mois, une vingtaine de participants.

Ils vont vivre des expériences valorisantes. À la fin du parcours, normalement, ils vont avoir assez progressé pour se trouver un emploi dans une autre industrie, dans une autre usine, explique le directeur général d’Équitem, André Simard.

Un homme pose dans des bureaux

André Simard est directeur général chez Équitem

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

L’ancien militaire et son équipe épaulent les participants sans jugement. Peu importe leur bagage, le gestionnaire est d’avis qu’ils ont droit à une deuxième chance.

« Il y a un choix de société qui a été fait et c'est d'aider ces gens-là et d'essayer de les ramener dans la société. On est là pour essayer de les ramener vers une vie socioprofessionnelle plus inclusive et qu'ils participent à la société. C'est ce qu'on fait. »

— Une citation de  André Simard, directeur général d’Équitem

Nouvelle usine à Jonquière

Des composantes de palettes, des palettes et des piquets d'arpentage sont notamment réalisés entre les murs de l'usine-école construite dans l'arrondissement de Jonquière. Malgré sa mission, Équitem se doit tout de même de refléter la réalité du travail en usine. À cela s'ajoutent les objectifs de production.

Il faut être assez flexible pour accompagner les gens, pour être capable de les sortir de la production et les amener en formation. En même temps, il ne faut pas être trop éloigné d'une autre industrie. Il faut qu'on ait un environnement qui est le plus similaire possible à une autre industrie. Quand ils partiront d'ici, la marche ne sera pas trop haute. Ils vont quand même s'y retrouver, souligne M. Simard.

Un homme travaille dans une usine de bois

Pour certains employés, le stage de six mois peut se transformer en emploi permanent.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

L’équipe multidisciplinaire de l'organisme met tout en place pour améliorer l'autonomie des participants. La présence des intervenants dans les installations permet d'intervenir sur une base quotidienne. Chacun des participants progressera à son rythme pendant le programme d'une durée de six mois. L’objectif est qu’ils soient, au final, en mesure de décrocher et de conserver un emploi dans un milieu de travail traditionnel.

Une femme pose devant des casiers de travail

Annie Doyon est coordonnatrice et intervenante en employabilité chez Équitem

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Il y en a qui ont besoin d'aide pour des méthodes de recherche d'emploi. Il y en a pour qui ça fait longtemps qu'ils n'ont pas travaillé, ça fait des années. Des fois, ils ont eu des périodes très difficiles. Ils ont besoin de gens qui croient en eux. C'est ça au départ, on croit à leur intégration sur le marché du travail, met en lumière la coordonnatrice au service employabilité, Annie Doyon.

Une étincelle professionnelle

Dans certains cas, le passage chez Équitem débouchera sur un emploi permanent. Dany Daigle se réjouissait, lorsque rencontré, que son parcours puisse se transformer ainsi. Il est ravi de pouvoir continuer à travailler avec le bois.

C'est sûr que ça va devenir un emploi. Je croise les doigts, mais il y a de bonnes chances. Mon arrivée m'a beaucoup aidé. On a un bon encadrement. Travailler, c’est une valorisation. Et il faut travailler dans la vie, confiait-il pendant une pause du travail.

Un homme pose dans une usine

Dany Daigle a amorcé son parcours chez Équitem il y a quelques mois.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Bruno Lavoie adore, pour sa part, la multitude de tâches reliées à son travail chez Équitem. Lui aussi espérait voir son stage être transformé en emploi. Jusqu'à maintenant, c'est juste des beaux commentaires. J'ai envie de rester après les six mois et j'ai des chances de rester aussi, disait-il.

Christian Fortin souhaitait quitter le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour travailler dans le nord du Québec. Son passage à l’usine-école de Jonquière l’a convaincu de revoir ses plans.

Au début, j'ai trouvé ça difficile, ce n'était pas pareil que mon ancien emploi. Maintenant, j'y ai trouvé goût. Il y a du bon monde ici, mentionnait le participant.

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