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Des parents publient leur propre liste d’expositions dans les écoles en N.-É.

Une mère travaille sur un ordinateur portable à côté de sa fille, qui se prend le visage dans les mains avec un air ennuyé.

Dans le doute, la province dit qu'environ 8 % des familles ont gardé leurs enfants à la maison pour la première semaine d'école en présentiel en Nouvelle-Écosse.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un regroupement de parents anglophones en N.-É. (Nova Scotia Parents for Public Education) a décidé de s'occuper du traçage des contacts dans les écoles publiques de la Nouvelle-Écosse. Le groupe publie sa propre liste d'exposition au virus, maintenant que la santé publique ne le fait plus.

Partout, les parents veulent savoir , dit Stacey Rudderham, coprésidente du groupe qui compte près de 24 000 membres sur Facebook.

Ils veulent savoir quelles sont les expositions et ils veulent savoir s' il y a des expositions dans leurs écoles.

Ça ne fait pas une semaine que les écoles de la Nouvelle-Écosse ont repris l'apprentissage en personne et déjà, le groupe fait état de dizaines d’expositions potentielles.

Mais la pratique reste superflue, selon le médecin-hygiéniste en chef de la province.

Bien que je comprenne que les gens veuillent aider, il n'y a vraiment aucun avantage dans le cadre scolaire à avoir cette recherche de contacts, dit le Dr Robert Strang.

Les parents ou les tuteurs peuvent enregistrer un résultat positif sur le site internet du groupe de manière anonyme sans identifier la personne infectée, seulement l’école et l’autobus liés au cas.

Le gouvernement nous a essentiellement dit que nous étions seuls, déplore Stacey Rudderham.

Donc, nous faisons ce que nous devons faire par nous-mêmes, pour nous entraider et aider à éliminer le stress.

La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANÉ) ne veut pas prendre position dans ce débat. La directrice générale, Nicole Dupuis, dit que c’est aux parents de décider s’ils veulent utiliser cet outil ou non.

On n’a pas d’objection du tout, si ça peut fournir un peu plus d’informations ou si ça peut rassurer certains parents qui s’inquiètent.

Robert Strang assis les mains croisées devant un micro.

Le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, en conférence de presse à Halifax.

Photo : Radio-Canada / CBC

Le DR Strang dit qu'étant donné que le variant Omicron est très présent dans les communautés, les conseils aux élèves, aux familles et au personnel de l'école sont les mêmes, qu'ils soient ou non en contact étroit. L’important, selon lui, c’est de se faire vacciner, de rester à la maison lorsqu'on est malade et de respecter les restrictions sanitaires de la santé publique.

À l'école, ou n'importe où dans notre province, la COVID-19 est partout, donc bien sûr, ce sera dans nos écoles, dit-il.

« Nous ne pouvons pas associer notre sécurité au fait d'être sans COVID. »

— Une citation de  Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la province

Le premier ministre Tim Houston note une diminution du nombre d’élèves en classe. La fréquentation des écoles publiques en Nouvelle-Écosse est généralement d'environ 88 à 90%, mais cette semaine elle était de 80 à 88 %. Ça veut dire qu'environ 8 % des familles ont gardé leurs enfants à la maison. Il demeure quand même satisfait de cette rentrée en présentiel. Ç’a été plus fluide que compliqué, dit-il.

Nicole Dupuis, la directrice générale de la FPANÉ, a choisi une approche au jour le jour pour ses trois enfants. C’est une manière pour sa famille de diminuer le stress.

Il faut que les parents déterminent ce qui est confortable pour eux et les besoins spécifiques pour leur famille et leurs enfants et ça va être différent pour tout le monde.

Avec les informations d'Héloïse Rodriguez-Qizilbash, Rebecca Martel et Emma Smith

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