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La hausse des hospitalisations liées à la COVID se poursuit en Abitibi-Témiscamingue

L'Hôpital d'Amos.

L'Hôpital d'Amos dans la MRC d'Abitibi

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Radio-Canada

L'Abitibi-Témiscamingue a atteint un sommet d'hospitalisations liées à la pandémie depuis le début de la pandémie. 40 personnes atteintes de la COVID-19 sont maintenant hospitalisées dans la région. Seulement la moitié d'entre elles y sont toutefois en raison de complications liées à la maladie.

Il s'agit d'une augmentation de 13 hospitalisations en 2 jours dans la région. Deux personnes sont aux soins intensifs dans les hôpitaux de Val-d'Or et d'Amos.

125 nouveaux cas ont été confirmés en laboratoire sur les 473 tests effectués.

Le directeur des services professionnels au CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, Dr François Aumond, affirme que le service de prévention et contrôle des infections effectue une surveillance quotidienne dans les centres de soins.

On ne sait pas si on a atteint le sommet [des hospitalisations]. On pense que ça va continuer à monter encore, mais on est assuré de continuer les services d’urgence, d’hospitalisations, de soins intensifs et de bloc opératoire urgent et prioritaire pour toute notre clientèle, dit-il.

Des mains protégées par des gants bleus médicaux ajustent un tube qui permet à un patient de recevoir de l'oxygène.

Selon les dernières données, deux personnes atteintes de COVID-19 sont soins intensifs en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach

Il manque aussi 150 travailleurs de la santé qui ont été placés en isolement.

Selon Dre Omobola Sobanjo, le contexte actuel ne permet pas encore d’envisager un assouplissement des mesures sanitaires.

Avec un taux de positivité de 20 %, avec 40 personnes qui sont hospitalisées, avec le nombre de décès que nous avons eus, avec le fait qu’actuellement, nous avons 18 éclosions, majoritairement dans les milieux de soins et les milieux de vie, où il y a des personnes vulnérables et on ne sait pas ce qui nous attend dans les prochains jours et semaines, je suis d’avis que ce n’est pas encore le temps d’assouplir. Il faut au moins voir la tendance avant de commencer à faire ça de façon sécuritaire, affirme-t-elle.

L'Abitibi-Témiscamingue en avance pour la 3e dose

L'Abitibi-Témiscamingue affiche une certaine avance par rapport au reste Québec pour l'attribution de la troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

Dans la région, 45 % de la population admissible a reçu une troisième dose de rappel, comparativement à 36 % pour l'ensemble de la province.

Par ailleurs, davantage de personnes ont reçu leur première dose de vaccin dans les deux dernières semaines, remarque Katia Châteauvert, directrice de la campagne de vaccination.

Je tiens à noter une augmentation considérable dans les deux dernières semaines. Comparativement à 200-250 doses par semaine que l’on administrait pour les premières doses en Abitibi-Témiscamingue, on est passé dans les deux dernières semaines à environ 650 par semaine, ce qui est une belle augmentation, indique Katia Châteauvert.

Un homme reçoit une dose de vaccin contre la COVID-19.

La prise de rendez-vous pour l'administration d'une troisième dose de vaccin contre la COVID-19 est désormais ouverte à tous les 18 ans et plus en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Getty Images

La région a maintenant dépassé le seuil des 90 % pour les personnes qui ont reçu une première dose.

L'état du réseau scolaire

Une centaine de membres du personnel scolaire de la région sont absents en ce moment en raison de la COVID-19.

La situation est qualifiée de viable, mais fragile par le directeur général du Centre de services scolaire Harricana, Yannick Roy, qui encourage élèves et parents à demeurer vigilants face à l’apparition de symptômes.

L’objectif premier, c’est de maintenir les classes et l’école ouverte. Il se peut, par contre, que l’on puisse aller en mode virtuel, souligne-t-il.

Une cour d'école avec des élèves.

Les élèves pourraient retourner à la maison si le taux d'infection atteint 60 %.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Deux scénarios pourraient causer un retour de l’enseignement avec les élèves à la maison.

Le ministère de l’Éducation nous donne un seuil d'environ 60 % et plus. Donc si plus de 60% des élèves sont touchés, on pourrait passer en mode virtuel. Ou bien sûr dans l’autre cas, c’est la [faible] disponibilité et la présence de personnel, explique M. Roy.

Yannick Roy précise qu'environ 5 % des élèves sont en isolement à la maison parce qu'ils ont la COVID-19 ou qu'ils sont en isolement préventif. Cela représente 130 enfants absents au primaire, 80 au secondaire et 25 en formation professionnelle, uniquement pour le CSS Harricana.

On vous demande vraiment d’être attentifs à l’apparition des symptômes et advenant les symptômes, on vous demande vraiment de vous isoler et surtout de respecter la durée de l’isolement selon votre situation parce que ça a des impacts importants au niveau de la présence des élèves, mais surtout au niveau de la présence du personnel, fait valoir M. Roy.

En cas de nez congestionné, mal de gorge, toux, douleurs musculaires, fièvre, mal de tête, fatigue, les élèves doivent s'isoler et passer un test rapide si possible.

Ils ne doivent pas fréquenter la garderie ni l’école, sauf s’ils ont deux résultats négatifs de tests rapides effectués à 24 heures d’intervalle.

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