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La FAE réclame plus de transparence de Québec sur la qualité de l’air en classe

Des enfants entrent à l'école.

La FAE, qui représente 50 000 enseignants, réclame des données sur la qualité de l'air en classe au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) demande au ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, qu'il révèle dans le détail les données sur les taux de CO2 dans les classes des écoles du Québec.

Ces données sont colligées par les lecteurs de dioxyde de carbone (CO2) installés dans les classes. La FAE souhaite que ces données soient rendues publiques – depuis le moment où on a commencé à les colliger –, afin de rassurer le personnel scolaire et les parents, et de permettre à des chercheurs indépendants de les consulter.

Le taux de CO2 est l'un des indicateurs de la qualité de l'air. D'après Sylvain Mallette, président de la FAE, plus il y a de hauts taux de CO2 dans les classes, plus le virus va se propager.

Ça témoigne de la mauvaise qualité de l'air qu'on retrouve dans un espace clos qu'est celui de la classe, a-t-il affirmé en entrevue à ICI RDI, jeudi.

Sylvain Mallette dit qu'avant les Fêtes, certaines salles de classe munies de ces détecteurs affichaient des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) supérieures aux normes établies par Québec.

Avec le retour en classe des élèves cette semaine, et alors que la propagation d'Omicron demeure une préoccupation, M. Mallette déplore que toutes les salles de classe de la province ne soient pas dotées de lecteur de CO2.

Questionné jeudi sur la qualité de l'air dans les classes par Patrice Roy à ICI RDI, le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, a déclaré que la situation actuelle n'était pas dramatique et que des progrès avaient été faits.

« C'est une situation complexe qui mérite d'être corrigée avec une progression sérieuse, et le leadership [...] du côté de l'Éducation est sérieux de ce côté-là. »

— Une citation de  Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim

Vendredi dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) avait fait savoir que 68 % des 90 000 lecteurs de CO2 promis aux 3600 établissements avaient été installés. Le reste doit l'être dans les semaines à venir.

Selon le ministère, il n'y a pas de risques majeurs de transmission de la COVID-19 dans les écoles en ce moment, à la condition qu'on respecte toutes les mesures sanitaires.

Sylvain Mallette dans sa maison.

Le président de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), Sylvain Mallette, en entrevue au sujet de la qualité de l'air dans les écoles du Québec.

Photo : Radio-Canada

Ces explications ne satisfont pas la FAE, un regroupement de neuf syndicats représentant plus de 50 000 enseignants. Si ce ne sont pas 100 % des classes qui ne sont pas équipées d'un détecteur, affirme M. Mallette, est-ce son intuition qui l'amène [Jean-François Roberge] à dire qu'il n'y a pas de problème de qualité de l'air?

« S'il le ministre [de l'Éducation] est à ce point convaincu qu'il n'y a plus de problème de qualité de l'air dans les classes, qu'il rende publiques toutes les données détaillées. »

— Une citation de  Sylvain Mallette, président de la FAE en entrevue sur ICI RDI

Sylvain Mallette affirme que le ministère a conseillé aux centres de services scolaires qui ont des problèmes de qualité de l'air d'ouvrir les fenêtres en classe.

Le président de la FAE est d'avis que cette recommandation faite en plein mois de janvier est un non-sens. On est au Québec, il fait excessivement froid dans les salles de classe; peut-on se contenter de dire aux profs et aux élèves d'endurer le froid?

Des enseignants se plaignent du froid en classe et des directions d'école ont écrit aux parents pour leur conseiller d'habiller chaudement les enfants, dit M. Mallette.

Des écoles en mauvais état

De plus, cette situation survient dans un contexte où plus de la moitié des bâtiments scolaires sont en mauvais état, rappelle-t-il.

Le Plan québécois des infrastructures 2021-2031 du gouvernement Legault prévoit des investissements de près de 21 milliards de dollars pour maintenir et bonifier le parc immobilier scolaire.

Dans la province, 54 % des écoles sont jugées en mauvais ou en très mauvais état.

Toutefois, la pandémie, la surchauffe dans le milieu de la construction et la pénurie de main-d'œuvre retardent des dizaines de projets de construction ou d'agrandissement d'écoles.

Avec les informations de La Presse canadienne

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