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Moncton analyse ses eaux usées pour suivre l’évolution de la COVID-19

Une station de traitement des eaux.

La station de traitement des eaux usées TransAqua à Moncton.

Photo :  (Shane Magee/CBC)

Radio-Canada

La ville de Moncton analyse la concentration de COVID-19 dans les eaux usées pour tenter d'évaluer la transmission du virus dans la communauté. Les résultats ont démontré la présence du virus avant que la santé publique ne rapporte des cas dans la région.

Ces données sont analysées par le personnel de l’Université de Dalhousie à Halifax et sont ensuite divulguées à la santé publique du Nouveau-Brunswick. L’idée est de prévoir les vagues et l’augmentation des cas de COVID-19 dans une communauté.

Nicole Taylor devant une rivière.

Nicole Taylor, directrice de l’eau et eaux usées de la ville de Moncton.

Photo : Tori Weldon/CBC

Selon la directrice de l’eau et eaux usées de la ville de Moncton, Nicole Taylor, ces analyses représentent un outil important pour prévoir la contamination ou la tendance d’une augmentation de cas de COVID-19.

Elle affirme que ces données fournissent une idée générale quant à l’étendue de la présence du virus dans une communauté. Cela donne une estimation de ce qui est à venir.

Comment ça fonctionne?

Le virus est présent dans les matières fécales des personnes infectées, même avant la présence de symptômes chez l’individu. En analysant les eaux usées, il est donc possible de détecter des traces du virus de la COVID-19 et de ses variants.

Plusieurs villes canadiennes utilisent déjà cette méthode. Dans certains cas, il est possible de prévoir une tendance à la hausse du nombre de cas de COVID-19, jusqu’à une semaine à l’avance.

Dans certaines provinces, cette technique d’analyse des eaux usées a aussi été utilisée pour détecter des éclosions dans des établissements correctionnels, des foyers de soins de longue durée et des résidences universitaires.

Par exemple, des chercheurs d’Halifax ont détecté le variant Omicron dans les eaux usées au mois de novembre, plusieurs semaines avant que la présence du variant ne soit confirmée par la Nouvelle-Écosse.

Une chercheuse manipule la petite cage sphérique attachée à une corde et qui va être déposée dans les eaux usées pour recueillir des échantillons.

Les chercheurs recueillent des échantillons à plusieurs endroits dans la Municipalité régionale d'Halifax et dans quelques autres communautés de la province, à l'automne 2021.

Photo : Gracieuseté/Graham Gagnon

L’analyse des eaux usées ne permet pas de quantifier le nombre de cas de COVID-19 dans une région. Il s’agit d’un outil permettant d’observer des changements dans les tendances, de prévoir l’augmentation de cas de la maladie.

Selon Nicole Taylor, les tests effectués par la ville de Moncton ne sont pas spécifiques au type de variant.

Elle ajoute cependant que les résultats ont démontré la présence de la COVID-19, alors que la santé publique ne rapportait aucun cas actif du virus dans la région de Moncton.

Lorsque vous obtenez un pic comme celui-là, ça soulève beaucoup de questions. Est-ce que c’est asymptomatique, présymptomatique ou est-ce que cela vient de gens qui ne font que passer par Moncton, dit-elle.

La ville de Moncton ne précise pas quels quartiers de la municipalité ont été testés et ne divulgue pas les résultats des analyses, mais précise toutefois qu’elle analyse aussi les eaux usées de Riverview.

Le projet de surveillance des eaux usées de l’Université Dalhousie est un partenariat avec une entreprise de Fredericton, LuminUltra, qui développe l’équipement pour effectuer ces tests.

L’entreprise a récemment conclu une entente avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis pour développer un dispositif de détection portable à résultat rapide pour la COVID-19 dans les eaux usées.

D’après les informations de CBC

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