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Des restaurateurs de l’Estrie réclament une date de réouverture

Le bar le Chat Noir de de Sherbrooke.

Le propriétaire du bar le Chat Noir espère que Québec autorisera bientôt la réouverture des bars.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Restaurateurs et propriétaires de bars de l'Estrie attendent avec impatience la réouverture de leurs établissements. Ils pressent François Legault de s'inspirer de l'Ontario, qui a annoncé la réouverture des gyms, des bars et des salles à manger des restaurants dès le 31 janvier.

Le vice-président de Coco Frutti, Yvan Robitaille, souligne que l'attente est difficile à vivre pour les restaurateurs.

« On était tannés à la dernière fermeture. Là, c'est plus que tannés. Ça doit ouvrir le plus rapidement possible. »

— Une citation de  Yvan Robitaille, vice-président Coco Frutti

L'Association des restaurateurs du Québec souhaite que la réouverture des restaurants se fasse le 8 février.

Yvan Robitaille estime que la date qui est avancée est réaliste, mais il croit que l'annonce du gouvernement devra se faire rapidement pour permettre de tout préparer. On a besoin de savoir, il faut commencer à rappeler nos employés, faire nos commandes, décrit M. Robitaille.

Il souligne qu'il s'attend également à des délais chez les distributeurs d'aliments, ce qui justifie d'obtenir rapidement une date de réouverture.

Les bars aussi espèrent un feu vert

Le propriétaire du resto-bar le Figaro et du bar le Chat Noir, Stéphane Goulet, attend lui aussi avec impatience une date d'ouverture.

« Comme mes confrères en restauration, cette fermeture-là a fait très mal. Est-ce qu'elle a servi à quelque chose ? On pourrait en discuter longtemps. »

— Une citation de  Stéphane Goulet, propriétaire du Figaro et du bar le Chat Noir à Sherbrooke

Alors qu'il estime ses pertes à plus de 70 % au cours des deux dernières années, Stéphane Goulet s'inquiète de l'endettement qui guette les entreprises de son domaine.

C'est beau l'aide gouvernementale qu'ils nous offrent, sinon 80 % des restaurants et des bars auraient fermés, mais souvent, l'aide offerte, c'est des prêts et tant qu'on est fermés, on ne peut pas rembourser, illustre-t-il.

Il appelle le gouvernement à proposer un plan à long terme qui permettra à ces établissements de demeurer ouverts, même si une nouvelle vague déferle sur le Québec.

Je crois que ce virus-là est là pour rester et il faut apprendre à vivre avec. Le défi ce n'est pas de rouvrir, mais de rester ouvert, affirme Stéphane Goulet.

La crainte de perdre ses employés

Le vice-président de Coco Frutti, Yvan Robitaille affirme qu'à mesure que les fermetures s'accumulent, il devient de plus en plus difficile de retrouver des employés pour faire rouler son établissement.

De fois en fois, le découragement se fait. Ils se cherchent d'autres domaines et se réorientent, décrit Yvan Robitaille.

Stéphane Goulet, le propriétaire du bar le Chat Noir et du resto-bar le Figaro estime lui aussi que le retour des employés sera difficile.

Avec les informations de Marion Bérubé

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