•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des athlètes universitaires en N.-É. dans la mire des équipes professionnelles

Tristan Pomerleau passe la rondelle.

Des joueurs des équipes universitaires canadiennes sont repêchés par des équipes professionnelles à cause des pressions de la COVID-19.

Photo : james west photography / James West

Radio-Canada

La saison de hockey universitaire en Atlantique est en suspens, certains joueurs se tournent donc vers les ligues professionnelles. Une tendance qui va laisser des trous à combler dans les alignements des équipes de la Nouvelle-Écosse.

« Il y a des opportunités qui se sont présentées, et je suppose qu'ils saisissent ces opportunités »

— Une citation de  Phil Currie, directeur général de Sport universitaire de l'Atlantique

La Ligue nationale de hockey craint d'annuler des matchs si trop de joueurs sont malades ou isolés à cause du coronavirus. Ce qui fait que les équipes de la LNH peuvent augmenter leurs listes avec des joueurs de réserve de ligues professionnelles inférieures.

Ce qui a un effet d'entraînement pour les ligues inférieures qui doivent remplacer les joueurs perdus en raison des exigences de la LNH, et certains athlètes universitaires intensifient leurs efforts.

Jusqu'à présent, les Axemen de l’Université Acadiade à Wolfville, en Nouvelle-Écosse, ont perdu quatre joueurs en raison de contrats professionnels. Les Tigers de Dalhousie et les Huskies de Saint Mary's ont perdu deux joueurs chacun.

Le directeur général des sports de l’Université Dalhousie dit que cette tendance se dessine bien au-delà des provinces de l’Atlantique. Tim Maloney connaît plus de 50 joueurs universitaires à travers le Canada qui ont accepté des emplois dans le hockey professionnel.

Les joueurs de la LNH ne peuvent plus jouer, les joueurs de la Ligue Américaine de Hockey (LAH) sont appelés, puis les joueurs de la Ligue de la côte est sont appelés dans la LAH, explique le directeur.

« Ça crée sans doute plus d'opportunités professionnelles pour les joueurs de hockey que jamais auparavant. »

— Une citation de  Tim Maloney, directeur général des sports de l’Université Dalhousie

Difficile pour les entraîneurs

Tim Maloney dit que c’est difficile pour tout le monde de ne pas savoir quand la saison de Sport universitaire de l'Atlantique (SUA) va reprendre.

Je n'étais pas en mesure d'apporter à certains de ces joueurs la certitude qu'ils espéraient, dit-il. Ils sont obligés de prendre des décisions dans des délais serrés et nous ne savons toujours pas quand nous reprendrons le jeu.

Darren Burns est entraîneur-chef des Axemen de l'Université Acadia. Il dit que les équipes de la Nouvelle-Écosse s'en sortent mieux que leurs voisins parce qu'elles ont toujours au moins droit à des entraînements quotidiens.

« Les athlètes veulent jouer, c'est une situation très difficile. »

— Une citation de  Darren Burns, entraîneur-chef des Axemen de l'Université Acadia

À son avis, de pouvoir jouer et d’avoir la chance d'être payé sont d’énormes leurres pour les jeunes athlètes.

Jouer devant des fans et jouer avec cette énergie, je suis sûr que c'est quelque chose dont ils veulent faire partie, dit-il.

En même temps, Darren Burns doit trouver une manière de garder son programme de hockey universitaire en santé et compétitif. Ce qui le met dans une situation difficile entre le destin de son équipe et les rêves de ses joueurs.

Ils doivent prendre leurs propres décisions et, vous savez, nous soutenons chaque gars, dit-il. Mais il faut aussi se soucier de l'équipe.

Gros plan sur des patins, un bâton et une rondelle.

Une cinquantaine de joueurs universitaires à travers le Canada ont accepté des emplois dans des équipes de hockey professionnel.

Photo : Shutterstock / Dotshock

Les études se poursuivent en ligne

Le directeur des sports et des loisirs de l'Université Saint Mary's explique que devenir professionnel ne signifie pas nécessairement abandonner son diplôme. Certains joueurs peuvent poursuivre leurs études universitaires en ligne.

En fin de compte, ils sont toujours en train d'atteindre certains des objectifs de leur vie, dit Scott Gray. Ils peuvent gagner de l'argent et obtenir un diplôme universitaire.

Phil Currie, le directeur général de Sport universitaire de l'Atlantique rappelle que c’est impossible de prédire ce qui se passera lors d'une pandémie.

Nous devons juste nous assurer que nous prêtons attention à la santé publique, respectons les règles et faisons tout ce que nous devons faire pour revenir, précise-t-il. Nous essayons de prendre un verre à moitié plein et de nous dire, peut-être mi-février ?

Un début à la mi-février donnerait aux équipes le temps de reprendre l'entraînement et de rejoindre une saison régulière raccourcie suivie des séries éliminatoires du SUA.

Avec les informations de Jack Julian de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !