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Des déversements de PFR dans la rivière Ashuapmushuan autorisés pour cinq semaines

L'usine de pâte de Produits forestiers Résolu, à Saint-Félicien

L'usine de pâte de Produits forestiers Résolu, à Saint-Félicien

Photo : Radio-Canada

L’usine de pâte de Saint-Félicien de Produits forestiers Résolu (PFR) est autorisée pendant cinq semaines à déverser une partie de ses eaux usées traitées dans la rivière Ashuapmushuan en raison de problèmes avec sa conduite menant à la rivière Mistassini.

PFR a obtenu une autorisation de déversement de cinq semaines du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), qui a la responsabilité de la gestion de la conduite de 14 kilomètres.

Les déversements d’effluents traités ont débuté il y a quelques jours. Actuellement, c’est 5 % de nos effluents traités qui vont vers la rivière Ashuapmushuan. Et ça en raison des mêmes problèmes opérationnels ou des mêmes difficultés opérationnelles qu’on rencontre depuis quelque temps, a indiqué mercredi Louis Bouchard, directeur principal affaires publiques relations gouvernementales pour PFR.

Il s’agit d’une quantité semblable aux précédents déversements des eaux usées traitées par l’usine, une quantité considérée relativement faible par l’entreprise.

PFR a contacté le ministère après avoir constaté une baisse de performance de la conduite qui mène les effluents traités dans le lac Saint-Jean, à l'embouchure de la rivière Mistassini. La cause de cette baisse de performance de l’infrastructure vieillissante, construite en 1978, sera identifiée et analysée par le MELCC, a précisé Louis Bouchard.

L'autorisation est valide jusqu'au 15 février. Il s’agit d’une problématique récurrente sous investigation au MELCC, a-t-on indiqué du côté du ministère, jeudi.

La conduite avait été construite à l’époque par le ministère afin de détourner les rejets industriels de l’usine de pâte kraft de la rivière Ashuapmushuan, qui est un lieu de reproduction de la ouananiche.

L’entretien et la réparation de la conduite en fin de vie utile ont entraîné plusieurs déversements d’effluents traités dans les dernières années.

Les déversements permettent de maintenir le niveau des bassins de traitements extérieurs de l’usine, dans lesquels se retrouve la matière organique qui provient de la séparation de la fibre pour faire la pâte kraft.

Une durée qui pourrait varier

La durée des déversements pourrait varier, selon le problème qui affecte la conduite.

« Ça pourrait être plus court ou on pourrait devoir demander une extension aussi, ça va dépendre vraiment du retour de niveau de performance de l’infrastructure. »

— Une citation de  Louis Bouchard

PFR souhaite maintenir au minimum la période de déversements et reprendre lorsque possible ses opérations régulières de déversement vers la Mistassini.

Pendant la période des déversements, PFR invite la population à la prudence sur les glaces de la rivière Ashuapmushuan, puisque la température des effluents traités est plus élevée que celle de l’eau.

Par simple mesure préventive, on aime mieux avertir la population que ça pourrait éventuellement soit causer une fragilisation de la glace, ou entraîner des mouvements imprévus, a prévenu Louis Bouchard.

Évaluation de l'impact des déversements

L’entreprise n’a d’ailleurs pas reçu de suivi en lien avec les analyses liées aux déversements d’effluents réalisés dans la rivière Ashuapmushuan en septembre à la demande du MELCC. La firme WSP avait prélevé des échantillons d’eau afin d’évaluer l’impact des déversements dans le cours d’eau.

Ces analyses doivent permettre d’évaluer si la conduite vers la rivière Mistassini doit être reconstruite ou si les effluents pourraient être déversés directement dans l’Ashuapmushuan. 

Le rapport n'est pas encore terminé par le consultant. Ses conclusions seront rendues publiques lorsque les analyses globales seront complétées, a indiqué Sophie Gauthier, porte-parole régionale pour le MELCC.

En juillet, la députée de Roberval, Nancy Guillemette affirmait qu’une étude de faisabilité pour évaluer la possibilité d’une reconstruction devrait être terminée au printemps 2022. Les scénarios sur l’avenir de la conduite seraient ensuite attendus à l’été.

Le délai de la prise de décision sera tributaire de la réalisation des différentes études, a précisé de son côté Sophie Gauthier. Les études actuellement en cours et à venir visent à documenter et analyser les différentes options permettant une prise de décision éclairée, a-t-elle souligné.

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