•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un autre appel à réformer les règles sur les explosifs

Des explosifs dans des boîtes de carton.

Un formateur dans le domaine des explosifs invite Québec et Ottawa à uniformiser les règles.

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

Un formateur d'expérience dans le domaine des explosifs invite Québec et Ottawa à réviser et à uniformiser les règles entourant les utilisateurs sur les chantiers de construction et dans les mines.

Harold Blackburn enseigne le forage et le dynamitage au Centre de formation professionnelle de la Baie-James à Chibougamau en plus d'être propriétaire d'une entreprise de formation.

Il indique que le permis délivré par la Sûreté du Québec (SQ) ne tient compte que des antécédents judiciaires ou de la santé mentale. Ceux qui manipulent les explosifs n'ont besoin d'aucune formation obligatoire.

Ce que je demande au gouvernement, c’est que le permis général d’explosifs devrait avoir une formation pour s’assurer, au-delà de démontrer son honnêteté, qu’il y ait une sensibilisation, une conscientisation, une prévention sur la manipulation des explosifs, une connaissance de base, un peu comme on fait pour le port d’un harnais, sur comment l’installer et pas juste l’acheter et le mettre, a-t-il cité en exemple.

L’enseignant ajoute que les trois rapports d'utilisation quotidienne des explosifs (bordereau de sortie, journal de tir et bordereau de retour) peuvent être mal remplis parce que les mesures de contrôle diffèrent d'une entreprise à l'autre. Qui plus est, les règles ne sont pas les mêmes dans l'industrie de la construction et dans le secteur des mines et carrières, ce qui complique la tâche des utilisateurs.

C’est qu’au moins qu’on soit standard, que ce soit une mine, une carrière, n’importe quoi, pour que tout le monde qui va toucher des explosifs ait au moins la même formation de base de sécurité et la bonne façon de remplir un journal de tir, un bon bordereau de transport. En partant, si tout le monde part avec la même idée là-dessus, bien au moins on va être capable d’avoir un exemple puis on va pouvoir le corriger, a-t-il enchaîné.

Pour conclure, il refuse toutefois de commenter directement le dossier d'Arvida relativement à un employé de la mine Niobec de Saint-Honoré qui s'est fait exploser avec ses enfants dans sa résidence à Jonquière. La SQ ne fait aucun lien entre l'explosion et l'entreprise pour l'instant.

Des vols d'explosifs

La SQ a recensé 13 vols d'explosifs depuis 10 ans, dont certains pouvaient contenir des pièces pyrotechniques.

C'est ce qu' a confirmé la porte-parole de la SQ, Anne Mathieu, à la suite d'une demande de Radio-Canada. Il y a environ un à deux vols par année depuis 2011 aux quatre coins de la province. Le corps policier ne peut toutefois préciser la quantité d'explosifs dérobés qui se sont retrouvés en circulation.

Sur les 13 dossiers de vol, 3 ont mené à des accusations et 7 demeurent non solutionnés à ce jour ou n'ont pas abouti à des accusations par manque de preuves.

Un dossier fait toujours l'objet d'une enquête.

Avec des informations de Gilles Munger et Michel Gaudreau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !