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Un site ancestral mi’kmaw deviendra réserve de parc national à l’Île-du-Prince-Édouard

Photo aérienne de l'archipel.

Pituamkek, future réserve de parc national à l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Assemblée des conseils d’Epekwitk

Radio-Canada

Les communautés mi’kmaw de l’Île-du-Prince-Édouard et d'Ottawa s’engagent à collaborer officiellement à la création d’une nouvelle réserve de parc national.

Elle sera située dans la région de Pituamkek, sur la côte nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard.

Pituamkek (prononcer bi-dou-ehm-gèk), une zone aussi appelée île Hog et dunes Sandhills, signifie à la longue dune de sable en langue mi’kmaw.

Les dunes de sable qu’on y trouve forment un écosystème de dunes côtières de première importance au plan écologique.

Une dune.

Selon Environnement Canada, les dunes de sable de Pituamkek, à l’Île-du-Prince-Édouard, forment un écosystème de dunes côtières de première importance au plan écologique.

Photo : Assemblée des conseils d’Epekwitk

Notre lien à ce territoire est ancien et sacré, a indiqué Junior Gould, le chef de la Première Nation d’Abegweit. Nos gens ont toujours été des gardiens du territoire, et donc de protéger et de préserver une partie importante de notre environnement et une partie essentielle de notre patrimoine culturel mi’kmaw est quelque chose que nous devons faire.

La future réserve de parc national permettra en effet de mieux protéger l’intégrité écologique de cet habitat côtier, de sa flore et de sa faune, espèrent Ottawa et les communautés autochtones de l’île.

Des espèces en péril habitent cette région : le pluvier siffleur (Charadrius melodus), la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis), la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et l’aster du golfe Saint-Laurent (Symphyotrichum laurentianum).

Une petite chauve-souris brune qu'un chercheur tient dans sa main montre les dents.

Une petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), une espèce en péril, habite la région de Pituamkek.

Photo : Associated Press / Mike Groll

L’annonce mercredi de la signature d’un protocole d’entente entre les Mi’kmaq et Ottawa est l’aboutissement de démarches entreprises il y a une quinzaine d’années. Le fruit d'un long processus, selon la cheffe de la Première Nation de Lennox Island, Darlene Bernard.

Les Mi’kmaq d’Epekwitk (le nom que les Mi'kmaq avaient donné à l'Île-du-Prince-Édouard) avaient il y a longtemps élaboré et soumis une proposition à Ottawa en vue de créer une aire protégée gérée de façon coopérative à Pituamkek.

Des négociations avec les communautés d’Abegweit et de Lennox Island avaient été entreprises en 2009. Dix ans plus tard, une étude de faisabilité était effectuée. Des consultations publiques avaient été tenues à l’été 2021.

Des roches ignées le long de l'océan.

Pituamkek se distingue notamment par ses formations de roche ignée, les seules de l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Assemblée des conseils d’Epekwitk

Darlene Bernard affirme que l'établissement de Pituamkek profitera [...] à tous les Canadiens, sur le plan historique, culturel et environnemental, maintenant et à l’avenir.

Aucun échéancier ni budget n'a encore été précisé, mais Parcs Canada indique que Pituamkek est la première réserve de parc national faisant partie de la promesse des libéraux fédéraux de créer 10 nouveaux parcs nationaux d’ici 2025.

Depuis une dizaine d’années, la fréquentation des lieux de Parcs Canada connaît un essor important, après une décennie de déclin. Avant la pandémie, en 2018-2019, près de 25 millions de visiteurs avaient fréquenté ces lieux.

Avec des renseignements de Julien Lecacheur

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