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Refonte de la police : Plante exclut la fermeture de postes de quartier

L'administration veut rassurer alors qu'un projet doit être déposé plus tard cette année à ce sujet.

Valérie Plante en point de presse.

Valérie Plante promet de ne pas fermer d'autres postes de quartier.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne fermera aucun poste de quartier, a assuré la mairesse Valérie Plante mercredi matin lors de la séance hebdomadaire du comité exécutif.

La première magistrate de la Ville a indiqué ne pas vouloir mettre en péril la police de proximité alors que le SPVM – avec l'appui de la Fraternité des policiers et policières – envisage de réduire davantage le nombre de postes pour des raisons financières.

C'est que le modèle de police de quartier déployé il y a 25 ans n'est plus adapté aux années 2020, selon le directeur du service, Sylvain Caron. De nombreux citoyens préfèrent, par exemple, communiquer en ligne ou par téléphone plutôt que de se présenter à un poste.

Le SPVM compte présenter cette année un plan de réduction de la trentaine de postes de quartier que compte l'île de Montréal. Mais Valérie Plante annonce déjà ses couleurs.

« Nous n'avons pas l'intention d'éliminer ou d'enlever des postes de quartier – je veux vraiment être claire – dans aucun coin de la ville. »

— Une citation de  Valérie Plante, mairesse de Montréal

Ce n'est pas dans nos intentions, a assuré la mairesse mercredi matin. De toute façon, aucune demande n'est encore parvenue à l'Hôtel de Ville, a-t-elle souligné.

Mme Plante attendra de voir ce que propose le chef Caron. Ça fait partie, si je puis dire, de son mandat et de sa prérogative de nous faire des suggestions, a-t-elle convenu. Mais c'est bien sûr à nous d'en faire l'étude et, surtout, de consulter la population.

Cette déclaration constitue un changement de cap pour la mairesse Plante, qui s'était jusque-là montrée plus ouverte à la proposition du chef Caron de supprimer des postes de quartier – un geste qui permettrait, selon lui, de réaliser des économies et de réinvestir celles-ci dans le déploiement de policiers sur le terrain.

Elle survient notamment après la publication d'une lettre ouverte du porte-parole du Parti libéral du Québec pour la Métropole, Frantz Benjamin, qui s'oppose vigoureusement à la fusion de postes de quartier faisant partie du paysage montréalais depuis les années 90.

L'expérience NDG

En 2020, le SPVM a fermé un poste dans Notre-Dame-de-Grâce, une décision appuyée par l'administration Plante, mais dénoncée par de nombreux citoyens et élus. L'ex-mairesse d'arrondissement Sue Montgomery s'y était notamment opposée, sans succès.

Le chef par intérim d'Ensemble Montréal, Aref Salem, s'interroge sur les véritables intentions de la mairesse. À un moment donné, il va falloir qu'elle sache sur quel pied danser pour qu'on puisse la suivre, a-t-il commenté mercredi. Il faut que la vérité sorte et qu'on puisse répondre à la question en sachant ce qu'elle veut.

Dans un rapport d'analyse d'une dizaine de pages déposé au comité exécutif mercredi, le SPVM conclut que la fermeture du poste de quartier de Notre-Dame-de-Grâce en 2020 n'a pas eu d'impact négatif sur la sécurité publique, malgré des délais d'intervention plus longs.

Au contraire, la fusion dudit poste avec celui de Côte-Saint-Luc a eu des effets positifs, mentionne-t-il. Des policiers peuvent ainsi patrouiller dans le secteur à pied plutôt que d'être confinés derrière un comptoir, par exemple.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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