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Retour en classe : bras de fer entre l’UQAT et le ministère de l’Enseignement supérieur

L'entrée principale de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda.

La direction a pris la décision de ne pas accueillir d’étudiants en grand nombre sur ses campus avant que 75 % d’entre eux n'aient obtenu une troisième dose de vaccin contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Les modalités quant au déroulement de la session d'hiver à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), annoncées par la direction il y a une semaine, suscitent de l'insatisfaction. Alors que l’association étudiante appuie le plan de l’UQAT, le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) assure ne pas le cautionner.

Par courriel, le MES fait savoir qu'il a envoyé une consigne aux établissements afin qu’ils reprennent les activités d’enseignement en présence au plus tard le 31 janvier. De plus, le ministère mentionne qu’il étudie présentement les mesures qui pourraient être prises envers les établissements qui ne respectent pas ces orientations.

Le président de l’Association générale étudiante de l’UQAT (AGEUQAT), Mamadou Lamarana, se demande comment le ministère a pu en venir à une telle directive.

La question qu’on se pose, c’est sur la base de quelle donnée? C’est très facile aujourd’hui de décider de faire revenir tout le monde le 31 janvier, mais qu’est-ce qui nous dit qu’une semaine après, il n’y aura pas plusieurs cas et que nous allons devoir repartir à la maison?, s’interroge-t-il.

Pression sur la direction

Une lettre ouverte publiée le 14 janvier demande au rectorat de l’UQAT d’offrir des cours majoritairement en présence d’ici à la fin du mois. Circulant sur les réseaux sociaux, elle a été signée jusqu’à maintenant par une centaine d’étudiants.

La direction a pris la décision de ne pas accueillir d’étudiants en grand nombre sur ses campus avant que 75 % d’entre eux n'aient obtenu une troisième dose de vaccin contre la COVID-19. Elle estime que ce taux devrait être atteint à la mi-février.

Radio-Canada a obtenu copie d’un échange entre le mandataire des signataires de la lettre ouverte et le recteur de l’UQAT, Vincent Rousson. Ce dernier indique que la direction en est à évaluer des demandes de dérogation à l’enseignement à distance de la part de professeurs ou chargés de cours.

Des effets sur la santé mentale

Alexandrée Dupuis, une étudiante de l’UQAT, est déçue de débuter sa session d’hiver entièrement à distance. Plusieurs de ses cours peuvent durer entre cinq et six heures. Le fait qu’elle doit les suivre de manière virtuelle pèse lourd sur son moral, selon elle.

Quand ce n’est pas en ligne, ça va bien. La session passée, nous étions en présentiel et nous nous sommes sentis revivre. La motivation était de retour et nous apprenions beaucoup plus, soutient-elle.

Invitation à s’impliquer

Les signataires de la lettre ouverte transmise à la direction de l’UQAT font également part de leur déception envers l’AGEUQAT. Selon eux, l’association n’a pas sondé une majorité d’étudiants avant de soutenir le rectorat dans son plan du déroulement de la session. Mamadou Lamarana défend la prise de position de son association.

Les étudiants élus à l’AGEUQAT sont mandatés pour représenter les étudiants. Tout ce qu’on fait, c’est dans le bon sens pour défendre les intérêts de la communauté étudiante. Nous comprenons les inquiétudes. [...] Si les étudiants veulent faire valoir leurs droits, il faut qu’ils acceptent de s’impliquer. Actuellement, nous avons plus de dix postes vacants au sein de l’exécutif et du conseil d’administration , expose le président de l’AGEUQAT.

Une mise à jour des modalités d’enseignement pour les prochaines semaines est toujours prévue pour le 21 janvier avec à l’appui les statistiques de vaccination des étudiants.

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