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Quatre Premières Nations parviennent à un accord sur la gestion de forêts anciennes

Une zone de coupe à blanc dans le territoire de Fairy Creek.

En novembre, la Colombie-Britannique annonçait vouloir instaurer un moratoire de deux ans sur 2,6 millions d'hectares de forêts anciennes.

Photo : Radio-Canada / Simon Gohier

Pendant deux ans, il n’y aura aucune exploitation forestière sur un territoire de 2500 hectares de forêts anciennes et de forêts résiduelles jugées prioritaires dans la région centrale de l'île de Vancouver.

Le Conseil Na̲nwaḵolas, qui représente les Premières Nations Tlowitsis, K’ómoks, Wei Wai Kum et We Wai Kai est parvenu à un accord avec l’entreprise forestière Western Forest Products et le gouvernement provincial concernant la gestion des forêts sur son territoire.

C’est une approche qui a été prudemment pensée et qui est conduite par les Autochtones. Ce n’est pas une simple réponse à des discussions existantes ou à la pression entourant la gestion des forêts anciennes. C’est une discussion qui dure depuis des années et qui aboutit aujourd’hui, a expliqué le président du Conseil Na̲nwaḵolas, Dallas Smith, en conférence de presse.

Plusieurs entreprises forestières travaillent dans le territoire des quatre Nations et le Conseil Na̲nwaḵolas souhaite parvenir à des accords similaires à celui signé avec l’entreprise forestière Western Forest Products dans les semaines à venir.

Cette annonce s’inscrit dans le désir de la Colombie-Britannique de suspendre l’exploitation de 2,6 millions d’hectares de forêts anciennes à travers la province pendant deux ans, le temps d’en évaluer leur gestion.

Ces moratoires, qui dépendent de l’avis de 204 Premières Nations, n’entrent en vigueur qu’au moment où un accord est conclu entre une Première Nation et le gouvernement, comme c’est le cas avec l’accord signé par le Conseil Na̲nwaḵolas.

Selon la ministre des Forêts, Katrine Conroy, environ 160 Premières Nations sont entrées en contact avec le gouvernement pour signifier leur appui à un moratoire sur leur territoire ou demander plus de temps pour évaluer la situation.

Cela va prendre du temps. Certaines Nations sont prêtes à discuter plus tôt [...] certaines Nations prendront plus de temps et certaines cherchent à continuer de pratiquer l’exploitation forestière, souligne la ministre.

Elle ajoute que des accords similaires avec d’autres Premières Nations doivent être annoncés prochainement.

Un moratoire qui ne va pas assez loin

Pour Olivia Howe, l’une des coordinatrices de la campagne Save Old Growth qui milite pour la sauvegarde des forêts anciennes en Colombie-Britannique, un moratoire de deux ans n’est pas suffisant au regard de la crise climatique.

Le moratoire temporaire n’est pas la même chose qu’une interdiction et franchement ce n’est pas suffisant. Les gens pensent à court terme alors qu’ils devraient penser sur le long terme, soutient-elle.

Nous avons dépassé les premières étapes et avons dorénavant besoin d’action concrète pour protéger toutes les forêts anciennes de la province, ajoute Olivia Howe.

Pour le président du Conseil Na̲nwaḵolas, Dallas Smith, cette période de deux ans est nécessaire pour permettre aux quatre Nations d’évaluer ce qui, dans leur territoire, doit faire l’objet d’une protection à plus long terme et comment procéder à cette protection.

La Loi sur les parcs, cite-t-il à titre d’exemple, ne correspond pas nécessairement à tous nos objectifs en tant que membres des Premières Nations en ce qui concerne nos droits et nos titres, mais aussi pour les autres possibilités qui peuvent découler des aires protégées.

Avec des informations de Chloé Dioré de Périgny

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