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Une campagne pour faire cesser la violence envers les ambulanciers

Des patients arrivent à l’urgence en ambulance.

Des patients arrivent à l’urgence en ambulance. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La plus grande entreprise ambulancière et de transport médical du Québec lance une campagne de sensibilisation sur le respect. Dessercom met de l'avant une politique de tolérance zéro pour la violence physique et verbale envers les ambulanciers paramédicaux.

Selon un sondage interne menée par l’entreprise auprès des ambulanciers, la vaste majorité d’entre eux ont été exposés à de la violence physique ou verbale de la part de certains patients.

Gros plan sur l'insigne sur l'uniforme d'un ambulancier d'Urgences-santé.

Une vingtaine de techniciens ambulanciers de la région de la Montérégie seront les premiers à voir leurs pouvoirs être élargis pour leur permettre d'effectuer certains actes médicaux.

Photo : iStock / Josie Desmarais

À peu près 80 % des paramédics disent avoir vécu certains types d'agression, que ce soit du sexisme, de la violence verbale, de la violence physique. On parle de se faire mordre, se faire donner des coups de poing, se faire cracher au visage, explique la coordonnatrice aux communications, Émilie Bonneau. On est outré de ce que nos paramédics peuvent vivre et on souhaite qu'ils se sentent en sécurité sur le terrain.

L’ambulancière Sarah Labonté travaille chez Dessercom depuis 11 ans. Elle dénonce les nombreux commentaires misogynes auxquels elle doit faire face, surtout depuis qu’elle fait équipe avec une autre femme pour répondre aux appels d’urgence. Des patients mettent parfois en doute nos décisions cliniques, déplore-t-elle.

Sarah Labonté est ambulancière chez Dessercom depuis 11 ans.

Sarah Labonté, ambulancière chez Dessercom depuis 11 ans

Photo : Radio-Canada

Elle s’estime néanmoins chanceuse de ne jamais encore avoir été agressée physiquement par un patient. Moi personnellement je n'ai pas été frappée, j'ai été chanceuse. Mais j'ai des collègues qui ont été frappés par moment et des fois les patients vont tenter de cracher aussi.

Bracelets de contention

Les ambulanciers de Dessercom seront également désormais équipés de bracelets de contention, au cas où ils seraient forcés de restreindre physiquement un patient violent. La loi ne leur permet toutefois pas d’agir seuls et ils devront demander une assistance policière.

Il faut vraiment être assisté des policiers. Ce qui va être différent, c'est que quand on va utiliser les contentions, on n’aura pas besoin d'utiliser leurs menottes. Souvent c'était l'outil principal et les menottes des policiers ça crée parfois des lésions aux poignets et ça les rends parfois davantage agressifs, explique Sarah Labonté.

Pour illustrer l’ampleur du problème, le directeur des services pour l’est du Québec chez Dessercom souligne que les ambulanciers ont besoin de restreindre un patient agressif pratiquement tous les jours.

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