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Une étude pour comprendre comment les humains adaptent leurs habitudes face aux tiques

Un bras avec trois tiques.

Les tiques peuvent, entre autres, transmettre la maladie de Lyme aux humains.

Photo : Radio-Canada

Une étude menée par une doctorante de l’Université de Montréal cherche à savoir comment la présence de tiques influence le comportement des gens qui habitent dans le sud-est du Manitoba.

La province est l’une des plus concernées par les tiques et la maladie de Lyme après l’Ontario, le Québec et la Nouvelle-Écosse, selon Santé Canada.

Le sud-est de la province, soit une zone allant de la frontière ontarienne jusqu’à la vallée de la rivière Rouge et le parc provincial du Whiteshell, est notamment celle ayant le plus d’incidence de cas de la maladie de Lyme par 100 000 habitants, selon un rapport provincial datant de 2018.

Le Manitoba est aussi la seule province des Prairies représentée dans l’étude de Natasha Bowser, doctorante en sciences vétérinaires. On a choisi des zones où cette maladie est endémique au Canada. C’est le cas dans certaines zones du sud-est du Manitoba, mais aussi en Ontario, en Nouvelle-Écosse, au Québec et en Colombie-Britannique, explique-t-elle.

Ce qu’on cherche à savoir, c’est comment les gens adaptent leurs comportements à cause de la présence de tiques. Est-ce qu’ils changent leurs habitudes? Est-ce qu’ils sont stressés à l’idée d’aller dehors? Est-ce qu’ils réduisent leur temps à l’extérieur? Comment est-ce qu’ils se protègent? Pourquoi? Ce sont quelques-unes des questions qu’on leur a posées, résume Natasha Bowser.

Le Manitoba, un cas particulier

Les Manitobains intéressés pouvaient contacter la chercheuse jusqu’à la semaine dernière. Et, selon elle, ils ont été nombreux! J’ai perdu le compte, dit-elle en riant.

Ce qui est intéressant avec le Manitoba, par rapport aux autres zones qu’on étudie, c’est qu’on parle avec des gens qui ont toujours connu les tiques, qui ont grandi avec. Ils en ont l’habitude et c’est intéressant de voir s’ils ont changé leurs habitudes avec le développement des tiques porteurs de la maladie de Lyme, ajoute-t-elle.

Natasha Bowser devant des plantes vertes.

Natasha Bowser, doctorante en sciences vétérinaires.

Photo : Soumis par Natasha Bowser

Le nombre de cas confirmés de cette maladie n’a cessé d’augmenter quasiment chaque année depuis 2009 au Manitoba, avec quelques variations. Ainsi, 30 cas avaient été confirmés en 2019 contre 15 en 2020, selon les données les plus récentes fournies par le gouvernement provincial. Le gouvernement est en train de terminer de compiler les données pour 2021, précise un porte-parole de la province dans un courriel.

La prévalence de la maladie augmente globalement chaque année au Canada et le changement climatique influe légèrement sur l’augmentation de leur nombre, souligne Natasha Bowser.

La jeune femme doit maintenant compiler l’ensemble des données récoltées et devrait avoir les résultats finaux disponibles d’ici cet été.

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