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On peut apprendre à enseigner en français à Calgary, à Grande Prairie et à Red Deer

Gros plan du côté du bâtiment par une journée ensoleillée d'été. On peut lire Faculté Saint-Jean, 8496, rue Marie-Anne Gaboury.

Le Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta recrute des étudiants dans trois autres municipalités albertaines.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Pour une deuxième année, le Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta recrute des étudiants pour deux programmes d’enseignement à Calgary, à Grande Prairie et à Red Deer. Dans le cadre d’un projet pilote, le seul établissement universitaire francophone de la province offre des cours hybrides, en personne et en ligne, dans ses trois campus satellites.

Jusqu’à présent, cinq étudiants sont inscrits au baccalauréat en enseignement de 4 ans, et 10, dans celui en enseignement après diplôme, d’une durée de 2 ans. Treize des étudiants sont inscrits à Calgary, deux, à Grande Prairie, et Red Deer attend toujours ses premières inscriptions.

Le projet pilote a été mis sur pied sous la direction du doyen Pierre-Yves Mocquais, qui voyait une demande claire pour ce type de programme lorsqu’il habitait à Calgary dans le passé. Le projet pilote vise les étudiants qui ne peuvent pas ou ne veulent pas s'installer à Edmonton pour leurs études universitaires.

C’est le cas de Julie Dewilde, une biologiste qui souhaitait changer de carrière. J'adore transmettre mes connaissances en tant qu'enseignante. Je suis vraiment très contente, car c'était ma deuxième passion de partager et faire de la sensibilisation. Ça me correspond parfaitement, se réjouit celle qui s’est inscrite au baccalauréat en enseignement après son diplôme.

Elle espère pouvoir enseigner dans une école francophone ou en immersion. Dans les deux cas, la demande est forte pour les enseignants en français.

Le fait que le programme est offert à Calgary a été déterminant dans sa décision de s’y inscrire. J'ai mes enfants ici. On a une maison, on est installés. Je n'aurais pas pu m'éloigner de mes enfants. Ça n'aurait pas été possible [de déménager à Edmonton pour étudier], explique Julie Dewilde.

Le recrutement pour la rentrée de l’automne 2022 se poursuit. Les dates limites pour s’inscrire sont le 1er février pour le baccalauréat en enseignement après diplôme, et le 1er mars, pour le baccalauréat complet de quatre ans.

Former des étudiants francophones qui enseigneront chez eux

Ces campus satellites ont aussi pour objectif que les étudiants sont plus nombreux à aller enseigner dans leurs communautés après leurs études. Le doyen Pierre-Yves Mocquais donne l’exemple d’un étudiant venant de Grande Prairie qui déménage à Edmonton pour ses études en éducation primaire.

Il se retrouve à faire un stage dans une école primaire d’Edmonton et, de fil en aiguille, il se voit offrir un poste. Étant donné le manque d’étudiants actuels, ça arrive très souvent que les étudiants se voient offrir des postes avant d’avoir terminé leurs études. C’est tentant. On ne veut pas refuser pour aller voir plutôt ce qui serait offert dans la région de Falher ou de Grande Prairie, explique-t-il.

Pierre-Yves Mocquais explique que le Campus Saint-Jean a déjà commencé à autoriser les étudiants venant de la Colombie-Britannique à retourner dans leur province pour leur stage, pour augmenter leurs chances de trouver un emploi dans leur région.

Une salle de classe de l'école francophone La Mosaïque à Calgary, avant l'arrivée des élèves.

La demande pour des enseignants en français est forte en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Le Campus Saint-Jean a obtenu un prolongement de son financement de Patrimoine canadien pour le maintenir jusqu’en 2023-2024. Le doyen espère qu’à la fin du projet pilote le Campus Saint-Jean pourra bonifier l’offre des programmes offerts dans les campus satellites.

J’espère que nous allons pouvoir mettre en place d'autres programmes, en particulier du Centre collégial de l'Alberta, notamment en éducation à la petite enfance, où il y a incontestablement une demande, explique-t-il.

Il a aussi l'espoir qu'on offrira des programmes de préposés aux soins de santé et de technique en administration des affaires.

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