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Les primes d’assurance risquent d’augmenter en Saskatchewan

Un arbre arraché, couché dans le jardin d'une maison à Regina.

Le passage d'une tempête de grêle dans la soirée du 31 août 2021 a causé un grand nombre de réclamations d'assurance.

Photo : CBC / Kirk Fraser

Le coût des primes d’assurance pourrait continuer d’augmenter dans les prochaines années en Saskatchewan en raison des tendances observées au cours de la dernière décennie, selon le courtier d’assurance de Regina Louis Lafrance.

Lors d'une entrevue mercredi matin à l’émission Point du jour, Louis Lafrance, de la Compagnie Hook Lafrance, explique que l’année 2021 a été particulièrement difficile pour les compagnies d’assurance en raison du nombre important de réclamations liées aux intempéries. Il se souvient, entre autres, de la tempête de grêle qui a frappé Regina durant l’été dernier et qui a causé beaucoup de réclamations dans la région. Quand il y a une tempête de grêle, ça coûte cher , dit-il.

Un phénomène national

La semaine dernière, le groupe Catastrophe Indices and Quantification Inc. dévoilait que, en 2021, des pertes de plus de 2 milliards de dollars ont été attribuées aux dommages de bien assurés en raison de phénomènes météorologiques violents au Canada.

L'année 2021 est donc l'une des plus coûteuses pour les assureurs du pays. Les données montrent que les réclamations d’assurances sont nettement plus élevées durant la dernière décennie que durant les 30 années précédentes.

« S’il y a beaucoup de réclamations chaque année, les prix vont augmenter. »

— Une citation de  Louis Lafrance, courtier d’assurance, Compagnie Hook Lafrance

Le Bureau d'assurance du Canada (BAC), qui se décrit comme l’association sectorielle nationale qui représente les sociétés privées d’assurance habitation, automobile et entreprise du Canada, a dévoilé des précisions quant à ces données mardi.

Les inondations en Colombie-Britannique l'automne dernier et la tempête de grêle de Calgary du 2 juillet ont mené aux plus grands versements de réclamations en 2021. Chacun de ces événements a mené à des réclamations totalisant environ un demi-milliard de dollars.

La tempête hivernale du 12 janvier dans l’Ouest canadien a quant à elle mené à des réclamations d’une valeur d’environ 134 millions de dollars.

« Si les tempêtes et les événements catastrophiques continuent, le prix de l’assurance va continuer à monter. »

— Une citation de  Louis Lafrance, courtier d’assurance, Compagnie Hook Lafrance

D’autres facteurs contribuent également à l'augmentation des primes d'assurance. Louis Lafrance cite, entre autres, le coût de faire les réparations et du matériel qui continue d’augmenter.

Un impact du changement climatique?

Pour le BAC, cette augmentation des frais de réclamation est directement liée aux changements climatiques, qui augmentent la fréquence des événements météorologiques extrêmes.

Le vice-président du BAC, Craig Stewart, propose d’ailleurs que le budget fédéral de 2022 octroie des fonds importants au déploiement d'une stratégie afin de protéger les Canadiens contre les catastrophes naturelles, dont les inondations.

Louis Lafrance n’est pas certain que ce soit une bonne idée, car une telle mesure bénéficierait surtout aux propriétaires, alors que les locataires auraient également besoin de soutien. Il suggère, en revanche, aux ménages d'ajouter une protection contre les reflux d'égout et les inondations à leur politique d’assurance, car elle n’est pas incluse dans la plupart des forfaits de base.

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