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Reprise temporaire des vols commerciaux à l’aéroport de Saint-Jean, T.-N.-L.

Plan rapproché du lettrage sur l'enseigne de l'aéroport.

Les vols ont repris mardi matin à l'aéroport international de Saint-Jean, T.-N.-L. Les négociations entre le syndicat des pompiers et l'administration aéroportuaire se poursuivent.

Photo : CBC / Joe Passaretti

Les vols commerciaux ont repris temporairement mercredi à l’aéroport international de Saint-Jean, Terre-Neuve, mais l’administration aéroportuaire met en garde les voyageurs contre d’autres perturbations.

Mardi soir, plusieurs vols d’Air Canada et de WestJet ont été annulés en raison du manque de pompiers à l’aéroport. Tous les appareils, sauf les avions-cargos, les évacuations médicales et les aéronefs de moins de 20 sièges, étaient cloués au sol.

Cette solution n’est pas permanente. Nous demandons aux voyageurs de confirmer leur itinéraire auprès de leur compagnie aérienne, alors que nous continuons à tenter de résoudre ce problème, affirme l’aéroport dans un tweet.

Manque de personnel

L’Union canadienne des employés des transports (UCET) estime que 40 pompiers devraient travailler à l’aéroport de Saint-Jean pour respecter la réglementation fédérale et assurer la sécurité du personnel.

Pourtant, l’aéroport ne compte que neuf pompiers à l’heure actuelle. Sept d’entre eux sont en congé maladie depuis lundi.

Selon le vice-président régional du syndicat, Chris Bussey, ses membres sont épuisés et ne peuvent plus supporter le manque de personnel et les conditions de travail. Il accuse l’administration aéroportuaire de harcèlement et allègue que les inquiétudes des pompiers tombent dans l’oreille d’un sourd.

Si vous avez au moins deux personnes par quart de travail et quatre quarts de travail par jour, ça vous prend au minimum huit personnes. On n'en a que neuf, affirme Chris Bussey, en rappelant qu'en vertu de la convention collective des pompiers, chaque employé a droit à au moins quatre semaines de congés annuels et à des congés de maladie.

« C'est clair que l'employeur ne prend pas au sérieux la sécurité des voyageurs. Si c'était bien le cas, il y aurait assez de personnel. »

— Une citation de  Chris Bussey, vice-président régional, Union canadienne des employés des transports

Selon Chris Bussey, deux pompiers ont aussi été congédiés par l'aéroport en novembre 2020.

Nous avons passé à l’action

Le président-directeur général de l’aéroport, Peter Avery, indique que l’administration aéroportuaire travaille d’arrache-pied pour améliorer les conditions de travail de ses employés et recruter des pompiers localement, mais aussi ailleurs au pays et à l’international.

Nous ne pouvons pas permettre la fermeture de l’aéroport, affirme-t-il, en notant qu’il avait reçu des plaintes des pompiers liées aux conditions de travail. M. Avery ajoute qu’un consultant indépendant avait été engagé par l'administration aéroportuaire pour enquêter sur la situation.

Peter Avery n’a pas précisé les mesures prises par l’aéroport depuis l’enquête, mais il assure que nous avons passé à l’action et nous ne tolérons pas un milieu de travail insécuritaire.

Accord de dernière minute

Mardi soir, seulement un pompier était à l'œuvre à l’aéroport, un niveau de personnel qui ne répond pas aux exigences de Transports Canada. Chris Bussey explique qu’il est impossible d’appeler les services d’incendie de Saint-Jean en renfort, parce qu’ils n’auraient pas la formation et les certifications nécessaires.

En vertu d’un accord de dernière minute conclu mardi soir, les deux pompiers qui ne sont pas en congé de maladie sont rentrés à l’aéroport mercredi matin, à 8 h, pour un quart de travail de 24 h, ce qui a permis le retour des services commerciaux.

Mais mercredi après-midi, l’administration aéroportuaire était incapable de dire qui allait remplacer ces effectifs jeudi.

Ça dépend de nos efforts pour trouver d’autres pompiers qualifiés, indique Peter Avery, en ajoutant que l’aéroport travaille en étroite collaboration avec Transports Canada.

Les négociations s'amorcent

Le ministre fédéral du Travail, Seamus O’Regan, a nommé le médiateur Barney Dobbin au dossier. M. Dobbin organise mercredi en matinée une rencontre avec les partis pour arriver à une solution permanente.

Il n’y a pas de solution magique ici, prévient Chris Bussey. Nous avons des ressources limitées en ce moment. Nous avons aussi des inquiétudes importantes et il faudra avoir des conversations difficiles.

Chris Bussey n’a pas voulu dresser la liste des revendications de ses membres.

Je ne souhaite pas négocier en public, a-t-il affirmé au micro de Radio-Canada.

Plusieurs vols annulés mercredi

Même si les vols commerciaux sont désormais possibles, WestJet a annulé ses vols vers et depuis Saint-Jean jusqu'à jeudi matin.

Plusieurs vols à destination de Saint-Jean ont aussi été redirigés vers Gander. Selon Reg Wright, PDG de l’aéroport de Gander, les passagers à bord de cinq vols d’Air Canada et de PAL Airlines seront touchés mercredi.

Nous avons communiqué avec les clients touchés et leur avons offert des alternatives, notamment à partir de Gander, affirme le porte-parole d'Air Canada, Pascale Déry. Ce soir nous prévoyons opérer nos vols à partir de Toronto et de Halifax.

Les évacuations médicales depuis Saint-Pierre-et-Miquelon ne sont pas perturbées par le conflit de travail, mais Air Saint-Pierre utilisera un aéronef de moins de 20 sièges pour transporter ses passagers commerciaux vers Saint-Jean.

Avec des informations de CBC

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