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Des propriétaires de garderies en N.-É. frustrées par l’ultimatum de la province

Trois enfants non identifiés d'âge préscolaire jouent ensemble avec des camions-jouets dans un service de garde.

Les propriétaires de garderie ont jusqu'au 18 mars pour décider de poursuivre leur approche ou de faire la transition pour faire partie de l'Entente pancanadienne sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants Canada-Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Certaines femmes qui exploitent des garderies privées dans la province promettent de tenir bon face à un ultimatum provincial concernant l'avenir de leurs entreprises.

Dans ses efforts pour créer un système de garderies à 10 $ par jour, la province a donné un choix aux fournisseurs de services de garde privés. Soit ils renoncent à leur permis et travaillent sous une bureaucratie centralisée, soit ils maintiennent le statu quo et perdent tout financement gouvernemental.

Marcia Nickerson a démarré la garderie Allegro à Halifax il y a 25 ans. Elle dit qu’elle n’est pas sur le point d'abandonner la carrière et l'entreprise qu'elle a bâties.

« Je me sens dévastée.  »

— Une citation de  Marcia Nickerson, propriétaire de la garderie Allegro

Je suis triste que nous en soyons arrivés là et j'ai l'impression que nous avons été poussés au pied du mur, mais nous ne céderons pas.

Elle ne pense pas que le gouvernement négocierait de cette façon dans un domaine dominé par des hommes.

Est-ce que cela arriverait vraiment ailleurs? C'est très, très malheureux qu'en 2022, les femmes soient dans une telle situation. C'est déchirant, pour vous dire la vérité.

Selon un document que le ministère de l'Éducation du Développement de la petite enfance a partagé avec les propriétaires de garderie privées, ces centres ont jusqu'au 18 mars pour décider de poursuivre leur approche et de renoncer à tout financement gouvernemental.

Sinon, ces centres peuvent faire la transition pour faire partie de l'Entente pancanadienne sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants Canada-Nouvelle-Écosse ou fonctionner comme un centre sans but lucratif.

Offre de consultations limitée

La province a offert aux exploitants de garderies privées 15 000 dollars pour solliciter les conseils de consultants ou de comptables d'ici la fin janvier.

Un comptable de Yarmouth qui travaille avec quatre garderies privées dit que c'est un affront aux femmes entrepreneures.

Il est dehors debout et souriant.

Adam Axworthy, comptable de Yarmouth, dit que l'approche de la province concernant les garderies privées est un affront aux femmes entrepreneures.

Photo : Facebook/Axworthy and Associates

Adam Axworthy fournit des services de comptabilité à deux garderies de la région de Yarmouth et à deux autres au Cap-Breton. Il dit que les gestionnaires de tous ses centres l’ont contacté pour obtenir des conseils sur la manière de répondre aux demandes des gouvernements.

Mais il n'a pas suffisamment d'informations pour aider ses clients à faire un choix éclairé, ce qui est frustrant surtout dans une industrie dominée par les femmes.

Nous sommes à une époque où nous devrions embrasser l'égalité et promouvoir l'entrepreneuriat féminin, commente-t-il. Nous ne devrions pas le restreindre, et nous devrions certainement leur donner des réponses adéquates pour se forger une opinion. Ce qui n’est pas le cas ici.

Manque d’information

Le comptable explique que dans la plupart des cas, les exploitants de garderies sont propriétaires de leurs biens immobiliers avec des hypothèques et des prêts.

Vous ne pouvez pas prendre de décisions tant que vous n'avez pas les faits, dit-il.À quoi ressemblera le bail ? Combien obtiendront-ils pour leurs biens immobiliers ? Quels seront tous les coûts et comment seront-ils financés ?

Brigette Forrestall est confuse et elle n’a toujours pas demandé conseil.

Elle est copropriétaire du centre Red Apple Children, à Antigonish. Elle et sa partenaire, Haley Jordan, ont acheté le centre en juillet 2021.

Elles ont une hypothèque et deux prêts. Il a beaucoup en jeu, mais difficile de demander conseil quand il n'y a vraiment aucune information sur les options à partager.

Il n'y a vraiment aucun détail à donner à votre comptable, explique Brigette Forrestal. Il n'y a pas de chiffres.

À son avis c’est une tactique d’intimidation de la part du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Avec les informations de Preston Mulligan de CBC

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