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Les enseignants de la C.-B. devront dévoiler leur statut vaccinal sur demande

Des enfants de dos marchent vers une école, le jour de la rentrée.

La Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique s’accorde avec la province sur l’importance de garder les écoles ouvertes et les classes en présentiel, mais soutient que plusieurs autres mesures devraient être mises en place afin d’assurer la sécurité de tous.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Radio-Canada

En Colombie-Britannique, les conseils scolaires doivent dorénavant recueillir des informations sur le statut vaccinal de leurs employés, ont annoncé les autorités de la santé lundi. La nouvelle a surpris les syndicats des enseignants de la province.

Le personnel non vacciné présente un risque pour la santé des élèves et des autres membres du personnel, indique l’ordonnance, qui n’exige cependant pas la vaccination des enseignants.

Cela a été mis en place afin d’aider les autorités de la santé qui travaillent avec les conseils scolaires à travers la province de prendre d'importantes décisions concernant le besoin d’établir une obligation de la vaccination, explique la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

Le fait d'avoir en main des informations sur le statut vaccinal des membres du personnel aidera les conseils scolaires et les directions d’école à réduire les risques de propagation du virus, ajoute le texte officiel publié en ligne lundi.

Il faut avoir ces renseignements pour mettre en place une obligation de vaccination, donc ce n’est pas nécessaire dans tous les conseils scolaires, bien en entendu, mais ce sera en consultation avec la santé publique et les conseils scolaires, explique le ministre de la Santé, Adrian Dix, lors de la conférence de presse mardi.

Les conseils scolaires auront à fournir le statut vaccinal de leurs employés uniquement si les médecins hygiénistes de leur région en font la demande, a toutefois précisé la Dre Bonnie Henry.

Une surprise pour les syndicats

Le président du Syndicat des enseignants du programme francophone en Colombie-Britannique, Stéphane Bélanger, a été surpris de lire la nouvelle lundi soir puisque rien, selon lui, n’indiquait que cette demande allait survenir.

Ça entraîne d’autres questions, comment ça va être géré, comment va-t-on s’assurer de la confidentialité, pourquoi est-ce qu’on le demande juste aux membres du personnel alors qu’il y a d’autres personnes qui fréquentent l’école?, s’enquit-il.

La surprise a été similaire pour la présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de la province, Teri Mooring, qui souligne que le syndicat n’a été ni consulté, ni notifié de cette décision avant sa publication.

Cette mesure soulève plusieurs questions dans un contexte où il y a déjà beaucoup d’inquiétude de la part du personnel enseignant et des familles concernant la sécurité dans les écoles, ajoute-t-elle.

Cet automne, le gouvernement de la Colombie-Britannique a choisi de laisser chacun des 60 conseils scolaires de la province décider de sa propre politique en matière de vaccination obligatoire contre la COVID-19.

Le conseil scolaire de Delta, dans le Grand Vancouver, a annoncé qu'il voulait obliger ses employés à se faire vacciner, mais les non-vaccinés auront aussi l’option de se faire dépister régulièrement à l’aide de tests rapides.

Avec des informations de Timothé Matte-Bergeron et Benoît Ferradini

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