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Le remaniement ministériel au Manitoba ne change rien, dit l’opposition

Wab Kinew porte un masque bleu, une chemise blanche à pois bleus, une cravate bleue et un veston bleu. Il est devant des escaliers au palais législatif du Manitoba.

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba, et de la première opposition, Wab Kinew pourfend le remaniement ministériel le qualifiant de « changement purement esthétique ».

Photo : Radio-Canada

L’opposition à l’Assemblée législative du Manitoba affirme que le remaniement ministériel du gouvernement progressiste-conservateur ne signale aucun changement dans les priorités de la province, alors que le variant Omicron fait des ravages.

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba, Wab Kinew, affirme que la répartition des responsabilités de la ministre de la Santé entre trois ministres est un changement purement esthétique.

Vous ne pouvez pas obtenir des soins de santé au Manitoba en ce moment si vous attendez une intervention chirurgicale. Si vous avez besoin d’un remplacement de la hanche ou du genou, il n’y a pas l’accès universel aux soins de santé au Manitoba, et c’est ce sur lequel le gouvernement devrait se concentrer en ce moment, soutient-il.

L’Association des médecins de la province, Doctors Manitoba, estime, en date du 13 janvier, à 153 320 l’arriéré de procédures diagnostiques et chirurgicales dans la province. La propagation du variant Omicron a mené à de nombreuses absences et à la réaffectation de ressources au traitement de patients atteints de la COVID-19.

Au lieu de s’attaquer à cette crise, la chose qui affecte réellement les Manitobains, ce gouvernement, le Parti progressiste-conservateur et la première ministre ont passé les derniers jours à s’imaginer des titres fantaisistes. Le remaniement ministériel n’était pas pour vous, c’était pour eux, lance M. Kinew.

Il ajoute que le remaniement ne reflète pas les priorités des Manitobains. Il note, par exemple, que le ministre responsable d’une réforme de l’éducation avortée en raison d’une vague d’opposition du public a été promu.

L’ancien ministre de l’Éducation Cliff Cullen est devenu vice-premier ministre et ministre du Développement économique, de l’Investissement et du Commerce.

Dougald Lamont porte un masque KN-95 blanc, devant des escaliers à l'intérieur du palais législatif du Manitoba

Dougald Lamont, chef du Parti libéral du Manitoba

Photo : Radio-Canada

Le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont, déclare qu’il s’agit du troisième remaniement ministériel pendant la véritable crise de la pandémie. Il n’y a vraiment pas eu d’amélioration de performance , relève-t-il.

En ce moment, nous sommes au milieu d’une vague désastreuse d’Omicron et nos hospitalisations sont en hausse. Nous avons vu le nombre de morts augmenter, et la première ministre remanie son cabinet, ajoute M. Lamont.

Il s’agit vraiment juste de remettre de la peinture sur une vieille maison, poursuit-il.

Un remaniement ministériel en profondeur selon des analystes politiques

Le politologue et professeur émérite de science politique à l’Université de Saint-Boniface, Raymond Hébert s’attendait à ce que le remaniement ministériel d’Heather Stefanson soit plus petit que celui auquel les Manitobains ont assisté mardi après-midi.

Je ne m’attendais pas à un remaniement aussi en profondeur. Il y a une certaine restructuration et deux nouveaux ministères. Heather Stefanson a, à mon avis, réussi à mettre son empreinte sur son cabinet , indique-t-il lors d’une entrevue à l’émission radiophonique l’Actuel.

Fait maruqnat, M. Hébert souligne le retour au cabinet d’Eileen Clarke, qui avait démissionné de son poste de ministre des Relations avec les Autochtones et le Nord, dans la foulée de commentaires sur le colonialisme de l’ancien premier ministre Brian Pallister.

Selon le politologue, par cette nomination Mme Stefanson donne le signal le plus concret qu’elle ne se sent pas liée par les décisions de M. Pallister en termes de son cabinet et qu’elle a l’intention de gouverner à sa façon.

Le politicologue Raymond Hébert parle à la caméra.

Le politicologue Raymond Hébert. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Le professeur en sciences politiques au campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily observe également que la première ministre ne s’est pas contenté de changements cosmétiques.

Il affirme que le moment était bien choisi pour le remaniement pour permettre à Mme Stefanson d' imprimer sa marque sur le gouvernement.

L’objectif central était d'augmenter la popularité de son gouvernement, conclut-il.

Un sondage de la firme Angus Reid, publié lundi, montre un faible soutien populaire à la première ministre Stefanson. Son taux d’approbation est de 21 %, soit le taux le plus bas parmi les premiers ministres actuels du Canada, selon le sondage.

Avec des informatons de Jérémy Laniel et Patrick Foucault

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