•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Maison du Soleil Levant de Rouyn-Noranda a été confrontée à des cas de COVID-19

Un bâtiment pour les itinérants à Rouyn-Noranda.

La Maison du Soleil Levant de Rouyn-Noranda a été affectée par des cas de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Radio-Canada a appris que des cas de COVID-19 ont été déclarés parmi les résidents de la Maison du Soleil Levant de Rouyn-Noranda il y a moins de trois semaines. Ailleurs en Abitibi-Témiscamingue, les ressources d’aide et d’hébergement pour les personnes itinérantes de La Sarre et Ville-Marie ne signalent aucune éclosion, mais le virus complique tout de même leurs opérations.

Ginette Paradis, qui siège sur le conseil d’administration de la Maison du Soleil Levant, assure que les bénéficiaires ayant contracté la COVID sont désormais rétablis et que la situation est revenue à la normale.

Les services ont été amoindris, pratiquement paralysés lorsque nous avons eu les cas de COVID. Maintenant que c’est chose du passé, la Maison est à nouveau remplie, précise-t-elle.

Vigilance accrue

La Maison du Compagnon de La Sarre, qui n’accueille pas seulement des personnes en situation d’itinérance, mais également celles vivant une séparation ou en état de détresse psychologique, doit limiter les allées et venues de ses résidents.

Ceux et celles qui sont à l’intérieur, on va tenter qu’ils ne circulent pas à l’extérieur. On ne veut pas qu’ils se mettent en danger et mettent en danger les autres également, indique Josiane Michaud, directrice clinique de la Maison.

Le groupe IMAGE, qui gère le dortoir pour personnes en situation d’itinérance à Ville-Marie, au Témiscamingue, doit procéder à plus de vérifications qu'auparavant avant d’héberger quelqu’un dans le besoin.

Ça nous amène quand même un branle-bas de combat. La clientèle qui fréquente notre service de dortoir, on ne sait pas d’où elle vient. [...] On s’assure de leur poser des questions. Ça se peut que les personnes ne nous disent pas tout, mais en même temps, on a des normes sanitaires, expose le directeur général de l’organisme, Tommy Cousineau.

Une réalité bien présente

Tommy Cousineau remarque une augmentation des demandes d’aide liée à l’itinérance depuis le début de la pandémie au Témiscamingue.

On s’est donc rendu compte que la pandémie a des effets néfastes sur la santé mentale. On est tout de même en mesure de répondre aux demandes , assure le directeur général du groupe IMAGE.

Une situation d’itinérance n’est pas toujours visible chez une personne, selon M. Cousineau.

On a vraiment une itinérance de type situationnel. Par exemple, un gars qui faisait d’appartement en appartement et qui du jour au lendemain se fait mettre dehors et qui n’a pas de réseau. Il se ramasse donc en dortoir, fait-il remarquer.

Un phénomène présent partout

Josiane Michaud tient à souligner que la problématique de l’itinérance se vit partout dans la région, même si nous entendons beaucoup parler de la situation à Val-d’Or, selon elle.

On sous-estime beaucoup les petits endroits comme La Sarre, Ville-Marie et comme c’est des petits milieux, on n’offre pas beaucoup de places. Ça devient donc encore plus difficile. Il n’y a pas autant de services que dans les grands centres, croit la directrice clinique de la Maison du Compagnon de La Sarre.

La population peut soutenir les personnes en situation d’itinérance en donnant des vêtements, de la nourriture ou de l’argent, signale Tommy Cousineau.

J’interpelle les gens à continuer de donner. Je sais que nous avons un Témiscamingue très généreux. Il faut continuer à aller vers direction, assure-t-il.

Les dons sont aussi acceptés dans toutes les maisons d’aide et d’hébergement pour personnes en situation d’itinérance de la région.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !