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Plus de 20 éclosions de COVID-19 suivies par la santé publique en Abitibi-Témiscamingue

La façade du CHSLD Pie-XII.

Le CHSLD Pie-XII fait partie des foyers d'éclosions.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Ouellette

Le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) suit présentement une vingtaine d’éclosions dans divers milieux de soins.

Lors d’un point de presse mardi après-midi, la directrice de la santé publique par intérim, la Dre Omobola Sobanjo, a indiqué qu’il y a une augmentation de cas chez les personnes plus âgées.

Les éclosions sont réparties dans toute la région à l'exception de la MRC de Témiscamingue.

La Dre Sobanjo précise que le CISSS ne suit pas nécessairement tous les foyers d’éclosion. Ça ne veut pas dire que les gens du Témiscamingue peuvent penser qu’ils sont épargnés par ce qui se passe dans la région, souligne-t-elle.

Principaux foyers d'éclosions :

  • Unité de médecine chirurgie à l’hôpital de Rouyn-Noranda
  • Unité des Collines de l’hôpital de Rouyn-Noranda
  • Unité de chirurgie à l’hôpital de Val-d’Or
  • Unité de chirurgie à l'hôpital d’Amos
  • Unité interne de santé mentale à l’hôpital d’Amos
  • CHSLD de Val-d’Or
  • CHSLD Pie-XII
  • Plusieurs RPA, dont l’Oasis du Repos, et le Domaine des Pionniers
  • Des Ressources intermédiaires, dont certaines en milieu familial
  • Milieux de vie privés
  • Hébergements communautaires

Malgré ces éclosions, le réseau de santé régional demeure au niveau 3 de délestage, tandis que d’autres régions se trouvent maintenant au niveau 4. Le Dr François Aumond affirme que la situation est relativement stable en Abitibi-Témiscamingue.

Ce niveau 3 nous permet de maintenir les chirurgies urgentes, prioritaires, semi-urgentes et tous nos cas de cancer nécessitant une chirurgie. Évidemment avec le manque de personnel il faut faire de la place dans les hôpitaux, dit-il, ajoutant qu’il faut éviter toute visite non essentielle en ce moment.

La présidente-directrice générale du CISSS-AT Caroline Roy rapporte que quotidiennement, entre 100 et 125 employés sont absents du réseau.

Décès et hospitalisations

Depuis le début de l'année 2022, 13 personnes atteintes de la COVID-19 sont mortes en Abitibi-Témiscamingue.

La Dre Omobola Sobanjo souligne que les décès augmentent lorsque les cas augmentent, comme ce fut le cas dans le dernier mois.

Dans un mois, on a eu 3000 cas et depuis le début de pandémie, on a eu 4000 cas, dit-elle. Donc c’est sûr que le pourcentage, malheureusement, de maladies sévères et de décès va augmenter. Toutefois, on veut diminuer autant que possible le nombre de décès associés à ces vagues-là. C’est pour ça que toutes les actions qu’on prend maintenant comptent. ajoute la Dre Sobanjo

Elle incite vivement ceux qui ne sont pas adéquatement vaccinés à recevoir le vaccin et rappelle à ceux qui ont des symptômes de s’isoler.

Depuis le 18 juillet 2020, les personnes de 70 ans et plus représentent 90 % des décès causés par la COVID-19 dans la région.

La Dre Sobanjo espère que l'Abitibi-Témiscamingue aura bientôt atteint le pic des hospitalisations, mais souligne que c’est d'abord le nombre de nouveaux cas qui doit plafonner.

On sait que cette semaine avec les 27 [hospitalisations en date de mardi], c’est beaucoup plus élevé qu’on a déjà connu il y a quelques semaines. On espère être arrivés au pic en région, mais on ne le sait pas. C’est au cours des prochains jours que l'on saura, dit-elle.

Vaccination, tests rapides et traitements

La santé publique ne connaît pas encore la quantité de traitements Paxlovid qui seront distribués dans la région, ni exactement à quel moment.

Le gouvernement a annoncé plus tôt mardi après-midi que la province recevra 6300 traitements de Paxlovid en janvier.

Selon les dernières données de vaccination, presque 42% de la population a reçu sa troisième dose en Abitibi-Témiscamingue.

C’est très bon, le Québec actuellement se situe à 33,5%. Nos équipes sont au maximum de leurs capacités dans l’ensemble des sites, indique Katia Châteauvert, directrice de la campagne de vaccination contre la COVID-19.

Par ailleurs, les rendez-vous pour une deuxième dose sont prévus dès le début de la fin de semaine pour les 5-11 ans.

En ce qui concerne les tests rapides, la Dre Omobola Sobanjo affirme que des livraisons devraient arriver dans la région au cours des prochaines semaines.

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