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Dessercom souhaite prévenir la violence envers les premiers répondants

Une ambulance de Windsor.

Dessercom lance une campagne de sensibilisation afin de prévenir les gestes de violence contre les premiers répondants.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

La plus grande entreprise ambulancière du Québec, Dessercom, lance une campagne de sensibilisation afin de prévenir les gestes de violence commis envers les intervenants médicaux. Dans l’exercice de leurs fonctions, ces derniers peuvent en effet être victimes d’intimidation, d’agressions ou de harcèlement.

De nouvelles affiches seront installées cette semaine sur les ambulances de Dessercom à travers la province. Elles lanceront un message clair : aucune forme de violence envers le personnel d’urgence ne sera tolérée et les agressions seront rapportées à la police.

Le chef d'équipe des Ambulances Dessercom à Windsor Patrick Larochelle cumule plus de 30 ans d'expérience. Pendant ses années de service, il a été témoin de ce genre d'incident.

J’ai connu personnellement un ambulancier qui s’était fait casser le nez il y a plusieurs années, raconte-t-il. 

« Ça arrive à l’occasion que les gens nous crachent au visage ou sur nous, car ils sont contentionnés. »

— Une citation de  Patrick Larochelle, chef d’équipe des Ambulances Dessercom à Windsor

J’ai entendu des collègues qui se sont fait mordre. Surtout nos jeunes ambulancières. Les ambulancières, il y en a de plus en plus, et elles se font un peu harceler, même sexuellement, déplore-t-il également. 

L'ambulancier paramédical de Lac-Mégantic Sylvain Côté souligne quant à lui que les gestes de violence ne surviennent pas que dans les grandes villes.

Il y a des événements qui arrivent dans les petits secteurs, et on reste surpris. Des fois, ce n’est même pas volontaire. Ce sont des cas médicaux. On parle de la démence, qui peut complètement changer une personne du jour au lendemain, intoxication, et tout ça aussi. Ça fait partie du quotidien, ce sont toujours des événements surprises, on ne sait jamais ce qui va arriver, explique-t-il.

Une première au Québec

Avec ses affiches, Dessercom sera la première entreprise ambulancière au Québec à déployer ce genre d'initiative de sensibilisation.

Dessercom demande aussi que la Chambre des communes reprenne ses travaux sur un projet de loi qui instaurerait des punitions similaires à celles données lors de voies de fait contre un policier aux personnes qui agressent un premier répondant.

L’entreprise demande également au ministère de la Santé et des Services sociaux de faire en sorte que certains premiers répondants soient formés rapidement pour utiliser le Midazolam, un médicament utilisé dans certains cas de délire agité .

Avec les informations de Marion Bérubé 

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