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Après avoir incriminé le Canada, la Chine désinfecte tout son courrier international

Un agent de la poste asperge les colis de produit désinfectant.

Les colis internationaux doivent être isolés, nettoyés et conservés pendant une période d'attente afin de s'assurer qu'ils sont exempts du virus, explique la poste chinoise.

Photo : Associated Press / Ren Chao

Radio-Canada

À moins de trois semaines de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pékin, la poste chinoise a ordonné à ses employés de désinfecter systématiquement les envois en provenance de l'étranger, les autorités évoquant l'hypothèse de l'arrivée dans le pays du variant Omicron sur du courrier envoyé du Canada.

Les médias d'État chinois affirment que les colis postés depuis l'étranger pourraient avoir propagé Omicron à Pékin et ailleurs, malgré les doutes des experts sanitaires étrangers quant à la possibilité de transmettre le virus par les emballages.

Par conséquent, les services postaux ont reçu l'ordre de désinfecter dès que possible lettres et colis en provenance de l'étranger. Les employés en contact avec ces objets sont en outre invités à recevoir une dose de rappel de vaccin contre la COVID-19.

Le courrier intérieur sera dorénavant trié à part, afin d'éviter tout risque de contamination provenant des envois internationaux, précisent les autorités chinoises.

Les habitants sont également appelés à réduire leurs commandes auprès des pays et régions comportant un risque élevé de COVID, annoncé la poste dans un avis.

En état d'alerte avant les Jeux

Le pays où la pandémie a été initialement détectée à la fin de 2019 a largement enrayé la contagion, mais affronte depuis quelques semaines des flambées sporadiques, une menace qu'il cherche à endiguer à moins de trois semaines des Jeux olympiques d'hiver de Pékin (du 4 au 20 février).

Environ 20 millions de personnes sont confinées et des tests de dépistage ont été imposés dans des villes entières où des cas ont été découverts.

Le nombre de nouveaux cas journaliers rendu public en Chine dépasse toutefois rarement la barre des 200.

Alors que l'origine du coronavirus n'a pas été déterminée, la Chine penche pour la théorie selon laquelle la maladie aurait pu être introduite depuis l'étranger, notamment par l'intermédiaire d'aliments surgelés.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit douter d'une telle éventualité, car le risque de transmission du virus sur des surfaces inanimées est faible et diminue avec le temps, a-t-elle fait remarquer.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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