•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dominic Albert écope de 12 mois de prison pour possession et distribution de pornographie juvénile

Le Palais de justice d'Amos.

Le juge Thierry Potvin a rendu sa décision au palais de justice d'Amos. (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Dominic Albert, 49 ans de La Motte, devra purger une peine de 12 mois de détention pour avoir accédé, possédé et distribué de la pornographie juvénile.

L’individu a reconnu les faits qui lui sont reprochés, lundi, au Palais de justice d’Amos. Selon l’enquête qui a mené à la perquisition de son domicile et à son arrestation, le 28 avril dernier, il aurait accédé à de la pornographie juvénile entre avril 2017 et juillet 2018, puis il en aurait possédé et distribué entre juillet 2020 et avril 2021.

Pas moins de 250 photographies et 14 vidéos ont été répertoriées sur un de ses téléphones intelligents. Des traces de six autres fichiers graphiques ont été trouvées sur un deuxième appareil. Les images impliquent des enfants âgés entre 2 et 15 ans, parfois dans des actes sexuels avec des adultes.

Me Annie-Claude Breton, de la Couronne, et Me Jean McGuire, de la défense, ont fait une suggestion commune au tribunal. Ils ont évoqué son plaidoyer de culpabilité, le soutien de son entourage, la reconnaissance de sa dépendance à la pornographie et le fait qu’il soit engagé dans un suivi psychanalytique depuis son arrestation à titre de facteurs atténuants.

Mise à jour du 2 février 2022

Une première version de ce texte comportait une erreur dans la description de la suggestion commune des parties. Il y était mentionné que l'accusé avait reconnu sa dépendance à la pornographie juvénile. Or, l'accusé a reconnu sa dépendance à la pornographie, pas à la pornographie juvénile. Ce passage erroné a été modifié.

Dominic Albert ne possède aucun antécédent, détient un emploi stable et est aussi présent auprès de ses enfants et ceux de sa conjointe.

La prison inévitable

Le juge Potvin s’est rangé à leur suggestion. Il a soulevé que la gravité des accusations, le genre de matériel consulté et le fait de l’avoir distribué rendaient la prison inévitable, que ce genre d’infraction sur des enfants vulnérables était inacceptable.

Il a sourcillé quand Me McGuire a évoqué que son client lui avait décrit la situation comme étant la pire chose qui lui soit arrivée dans sa vie. Qui lui soit arrivée? Ou qu’il a fait?, s’est empressé de demander le magistrat.

« Ce qui vous arrive aujourd'hui, ce n'est rien à comparer avec ce qui arrive à ces enfants-là, j'espère que vous allez le réaliser. »

— Une citation de  Thierrry Potvin, juge de la Cour du Québec

Quand il a rendu sa décision, il est revenu sur cet aspect. Votre avocat me dit que c’est une des pires choses qui vous soient arrivées, mais en fait, ce qui vous arrive, ça n’a rien à voir, ça n’a aucune commune mesure avec ce qui est arrivé à tous ces enfants, qu’il a fallu qui arrive à ces enfants-là pour que vous ayez ces images-là. On ne parle pas de photos tout nu dans le bain., a-t-il affirmé.

En plus de la détention, Dominic Albert devra se soumettre à une probation surveillée de 12 mois et il lui sera interdit d’utiliser internet pour accéder à toute forme de pornographie pendant deux ans. Son ADN sera prélevé et il devra s’inscrire au Registre des délinquants sexuels pour le restant de ses jours.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.