•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Passeport vaccinal dans les SQDC et les SAQ : certaines réserves exprimées

Une employée et des clients patientent à l'extérieur d'un établissement commercial.

Après vérification de leur passeport vaccinal, des clients attendent à l’entrée de la SAQ du Boulevard Saint-Joseph, à Gatineau. La preuve vaccinale, accompagnée d'une pièce d'identité, est désormais exigée à la porte des succursales de la SAQ et de la SQDC de la province.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

La présentation obligatoire du passeport vaccinal et d’une pièce d’identité à la porte des succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) et de la Société québécoise du cannabis (SQDC) est entrée en vigueur mardi, non sans quelques réserves, en Outaouais comme ailleurs dans la province.

Des employés de la SAQ avaient certaines craintes, selon ce qu'indique un communiqué du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ).

Représentant quelque 5500 employés dans l’ensemble des succursales que compte la province, le syndicat estime que les mesures mises en place dans ce contexte par la SAQ sont insuffisantes pour garantir pleinement la sécurité du personnel des succursales.

Entre autres demandes, on réclame le déploiement d’agents de sécurité dans chacune des succursales afin de contenir les éventuels mécontentements qui pourraient survenir parmi la clientèle.

Chacune des quelque 75 succursales de la SQDC compte déjà un agent de sécurité.

Pour nous, ce n'était pas rassurant de commencer la journée ce matin, soutient la présidente du SEMB-SAQ, Lisa Courtemanche, évoquant de l’appréhension et un peu d’anxiété parmi les rangs, mais aussi la crainte de débordements.

On ignore jusqu'à quel point certaines personnes vont être fâchées de [la nouvelle mesure] et vont penser que nous en sommes les responsables, ajoute Mme Courtemanche, qui indique que faire face à des débordements de clients pour x raison fait partie du quotidien des employés.

Commentant l’embauche de 150 agents de sécurité pour appuyer le travail des employés de la SAQ, la présidente du SEMB-SAQ craint que ce chiffre, établi suivant les rapports d’incidents fournis par les employés, ne soit biaisé par des rapports insuffisamment renseignés par manque de temps.

Et ce n’est pas parce qu'une place n’a pas eu d’incident dans les quelques mois ou années passés, que cela n'arrivera pas dans les prochaines semaines, fait par ailleurs valoir la présidente du SEMB-SAQ.

Parmi la clientèle, des opinions mitigées

Mme Courtemanche énumère d’autres demandes formulées par le syndicat à la SAQ pour assumer cette tâche supplémentaire, notamment une augmentation des ressources en succursale, la mise en place d’une logistique coordonnée dans le réseau et que des vêtements chauds et imperméables soient fournis aux employés qui devront se charger du contrôle des preuves vaccinales à l’extérieur d’une succursale.

Continuez d'être patients et bienveillants avec nous, et on va s’ajuster dans les prochains jours pour que tout se passe le plus rapidement possible, de façon plus normale, tient à adresser Mme Courtemanche aux clients de la SAQ .

Pensée pour encourager les non-vaccinés à recourir à la vaccination, la mesure peut être contournée par une commande en ligne ou l’achat de produits alcoolisés dans une épicerie de la province. D'autres pourraient encore décider de faire leurs emplettes dans la province voisine.

La facade d'un établissement commercial

Pour contourner la mesure qui entre en vigueur dès le 18 janvier, certains consommateurs québécois pourraient choisir de se rendre en Ontario dans une des succursales de la LCBO.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Mardi, Radio-Canada Ottawa-Gatineau a rencontré un consommateur québécois qui a fait ses commissions en Ontario, à Hawkesbury, dans une succursale de la Liquor Control Board of Ontario (LCBO).

Personnellement je ne suis pas d’accord [avec cette mesure]. C’est vraiment ne plus être libre et ça [encourage] les gens à aller ailleurs, considère Fortunat Telcy. Ce dernier ne pense pas que la mesure puisse encourager la vaccination, du moins dans son cas, précisant que, pour lui, l’alcool c’est pas un essentiel.

Interrogées ce matin devant une succursale de la SAQ à Gatineau, plusieurs personnes se disent en revanche compréhensives face à la nouvelle mesure. C’est normal, vu la gravité de la situation, estime Brunel Kompaore.

Autre cliente de la SAQ, Debbie Hall trouve la nouvelle mesure un peu plate et reconnaît avoir une opinion mitigée. C'est plate pour le monde qui travaille dans les magasins, soulève-t-elle, mais on veut sortir de la pandémie.

Avec les informations de Frédéric Pepin et de Denis Babin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !