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Un photographe de la N.-É. se bat pour garder les parcs accessibles toute l’année

Dodo, le bichon, lèche le visage de son maître.

Phil Church et son bichon frisé, Dodo. (Phil Church/Keltic Devil Photography)

Photo : Phil Church/Keltic Devil Photography

Radio-Canada

Phil Church aime bien se réveiller avant le lever du soleil pour aller explorer l'un des parcs de la Nouvelle-Écosse. Le photographe a passé l'année dernière à vivre dans sa camionnette et à parcourir la province avec son chien. C’est un randonneur passionné depuis des années, mais qui a toujours été frustré par les parcs provinciaux qui ferment leurs portails du début octobre à la fin mai.

Nous vivons dans un endroit incroyablement magnifique, dit-il. La quantité de diversité que nous avons ici est incroyable. Nous ne devrions pas encourager les gens à en profiter durant seulement une saison.

Le mois dernier, il a lancé une pétition pour garder les installations ouvertes toute l'année dans les parcs fédéraux et provinciaux de la province.

La pétition a maintenant atteint plus de 1 000 signatures.

Les 129 parcs provinciaux de la Nouvelle-Écosse sont techniquement ouverts toute l’année, mais les installations ne sont pas entretenues, les routes ne sont pas déneigées et les barrières sont fermées.

Ce qui signifie une marche beaucoup plus longue de la route pour accéder aux plages ou aux sentiers.

Phil Church a aussi parlé à sa députée, Melissa Sheehy-Richard, et il prévoit continuer à défendre la cause.

Les parcs ont été plus occupés au cours des deux dernières années, observe le photographe.

« C'est une bonne chose, de plus en plus de gens sortent. »

— Une citation de  Phil Church, photographe

D’ailleurs l’organisme Randonnée Nouvelle-Écosse (Hike Nova Scotia) a vu sa liste de membres augmenter de 20 % depuis le début de la pandémie il y a deux ans.

Phil Church regarde la mer.

Phil Church et son chien vivent dans son auto-caravane et explorent les parcs de la province de jour.

Photo : Phil Church/Keltic Devil Photography

Dans un courriel, un porte-parole du ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables de la Nouvelle-Écosse confirme que 220 travailleurs saisonniers sont embauchés pour entretenir les parcs de mai à octobre, mais queles sites ne sont pas entretenus pendant la saison morte.

Les portes sont fermées pour éviter les dommages et le vandalisme liés aux intempéries. Certaines infrastructures, comme les toilettes et les stationnements, n'ont pas été conçues pour une utilisation hivernale.

Le ministère ne prévoit donc pas ouvrir les portes du parc ou assurer le déneigement, l'accès aux toilettes et la collecte des ordures pendant les mois d'hiver.

Ouvert, mais inaccessible

Phil Church se demande à quoi ça sert que les parcs soient ouverts si bien peu de gens peuvent y accéder.

Il y a des endroits, comme le parc provincial de Taylor Head, on parle de cinq kilomètres supplémentaires pour se rendre au sentier.

Quant aux trois parcs nationaux de la Nouvelle-Écosse, ils sont ouverts toute l'année, mais les services varient.

Dans le parc national Kejimkujik, les routes principales sont déneigées, mais les routes de gravier sont fermées.

Les sentiers restent ouverts en hiver, mais le camping n'est pas autorisé. Les toilettes publiques sont fermées. Les toilettes sèches sont ouvertes, mais ne sont ni stockées ni entretenues.

Parcs Canada aligne ses heures d'ouverture saisonnières, ses services aux visiteurs et ses installations pour refléter les habitudes de visite et les attentes des visiteurs,explique un porte-parole dans un courriel.

Les sites administrés par Parcs Canada surveillent régulièrement l'utilisation de leurs services et s'adaptent au besoin pour répondre aux besoins du public.

Le chien marche sur un sentier enneigé.

Phil Church et son bichon frisé Dodo visitent les parcs nationaux et provinciaux toute l'année.

Photo : Phil Church/Keltic Devil Photography

Phil Church souligne que promouvoir des activités hivernales dans les parcs provinciaux et nationaux de la Nouvelle-Écosse pourrait stimuler le tourisme dans les régions rurales.

Vous emmener la famille à Blomidon un jour d'hiver, arrêter à Wolfville prendre un café ou un chocolat chaud ou ce genre de choses, dit-il.

Les gens qui ne sont pas de la Nouvelle-Écosse ont cette image en tête que nous sommes une province qui offre des rouleaux de homard en été, alors qu'en réalité, on a beaucoup plus à offrir.

Avec les informations de Nicola Seguin de CBC

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