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Le tribunal refuse d’arrêter le procès de l’Almatois Yvan Truchon

Yvan Truchon et son avocat en arrière-plan.

Le procès d'Yvan Truchon a commencé mardi au palais de justice de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’athlète almatois Yvan Truchon vient de perdre une première manche dans son procès pour avoir sollicité les services sexuels d'une personne mineure contre rétribution.

Le juge Pierre Simard de la Cour du Québec a rejeté la requête en arrêt des procédures présentée par l'avocat de l’accusé, Me Jean-Marc Fradette. 

Ce dernier plaidait que l'enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) avait brimé les droits au silence, à l'avocat et à la sécurité lors de l'interrogatoire mené tout de suite après l’arrestation d’Yvan Truchon à l'hôtel Le Montagnais de Chicoutimi le 12 mars 2020.

Bien qu'il admette que l'enquêteur de la Sûreté du Québec ait été confrontant et provoquant, le juge ne voit rien de suffisemment  déraisonnable pour mener à l’avortement du procès, d'autant plus que l'accusé n'a rien dit d'incriminant lors de l'interrogatoire. 

Il [le juge] a mentionné que le travail des policiers avait été fait dans les règles de l’art, explique la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Nicole Ouellet. Le remède [que l’accusé] demandait était clairement inapproprié selon le juge dans les circonstances. [...] C’était difficile de prétendre à l'arrêt des procédures dans ce cas-ci.

L'avocat d'Yvan Truchon ne voit pas les choses du même œil. Il croit que le juge a minimisé les gestes de l'enquêteur, donnant la permission à la Sûreté du Québec de discréditer les avocats et d'utiliser des méthodes oppressives lors d'un interrogatoire. 

Vous pouvez dire au monde que leurs mains sentent le caca, vous pouvez les toucher, vous pouvez leur dire qu'ils sont dans le trouble, vous pouvez leur dire qu'il ressemble à Guy Turcotte.  Vous pouvez leur dire n'importe quoi dans un but de provoquer une réaction, dit le juge.  Mais le problème c'est que justement, la charte des droits, ce qu'elle dit, c'est que le droit au silence est un droit sacré , estime Me Jean-Marc Fradette. 

L’avocat d’Yvan Truchon  devra attendre le dénouement du procès s'il veut en appeler de cette décision.  

Dès la reprise des procédures, il plaidera une autre requête en arrêt des procédures. Il estime que son client aurait été piégé illégalement par les policiers, alors qu’une policière lui aurait envoyé des textos où elle prétendait avoir 16 ans.   

Le procès reprendra le 31 janvier au palais de justice de Chicoutimi.

D'après les informations de Gilles Munger

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