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Services ambulanciers : Dessercom en campagne contre la violence

Un ambulancier s'occupe d'un patient allongé sur une civière près d'une ambulance dont la porte arrière est ouverte.

Dans le cadre de cette campagne, des affiches rappelleront que les gestes violents seront rapportés aux policiers et pourront mener à des poursuites judiciaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Une grande entreprise ambulancière du Québec, Dessercom, vient de lancer une campagne contre la violence pour contrer les comportements agressifs que doivent affronter ses paramédicaux.

Dans le cadre de cette campagne, des affiches rappelleront que les gestes violents seront rapportés aux policiers et pourront mener à des poursuites judiciaires.

C'est faux de prétendre que ça fait partie du travail des paramédicaux ou des autres travailleurs de la santé et qu'il faut endurer ça, a lancé en entrevue, mardi, Francis Brisebois, coordonnateur aux communications et aux relations gouvernementales chez Dessercom.

L'entreprise Dessercom pourra notamment avoir recours à des contentions appelées XDCuff, au lieu des menottes des policiers, lorsqu'un patient sera particulièrement agité.

Ailleurs au Canada, d'autres entreprises ambulancières ont lancé une campagne similaire, note M. Brisebois.

Il a relaté quelques exemples où des paramédicaux ont été poussés au sol, se sont fait cracher au visage. L'an passé, une femme paramédicale a été frappée, a perdu conscience et le patient a pris la fuite en ambulance.

Des gens s'énervent aussi parce qu'ils trouvent que les paramédicaux leur posent trop de questions; ils leur ordonnent de les transporter à l'hôpital tout de suite. Des femmes paramédicales ont également droit à des propos misogynes ou à des commentaires douteux sur leur capacité physique à faire leur travail.

M. Brisebois n'a pas pu dire si ce genre de comportements est en croissance dans le contexte de la pandémie ou à cause de l'opposition aux mesures sanitaires.

On n'a pas réussi à quantifier de manière rigoureuse cette donnée-là. Donc, on ne peut pas confirmer ou infirmer que c'est pire. Par contre, nos équipes sur le terrain observent qu'il y a beaucoup plus de demandes pour la santé mentale. Les besoins sont un peu différents avec la pandémie, concède M. Brisebois.

Dessercom dessert plusieurs municipalités, dont Québec, Lévis, Acton Vale, Rawdon, Coaticook, Drummondville, Plessisville, Rouyn-Noranda, Saint-Hyacinthe, Lac-Mégantic et Amos.

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