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Femme brûlée vive : « Je m’excuse d’avoir ruiné ta vie » - Frej Haj Messaoud

Le suspect, Frej Haj Messaoud, escorté par deux policiers vers un fourgon.

Frej Haj Messaoud, 41 ans, a été reconnu coupable de tentative de meurtre sur son ex-conjointe.

Photo : Radio-Canada

L’ancien chauffeur de taxi Frej Haj Messaoud, reconnu coupable de tentative de meurtre sur son ex-conjointe, a fait appel à la clémence du juge mardi matin.

La défense recommande une peine de 7 à 15 ans d’emprisonnement alors que la poursuite estime que la prison à perpétuité serait plus appropriée pour l’accusé, qui a aspergé la victime d’essence avant d’y mettre le feu en août 2019.

Frej Haj Messaoud s’est adressé au tribunal pendant plusieurs minutes pour exprimer sa honte, ses remords et présenter des excuses à son ancienne conjointe. Je suis extrêmement désolé d’avoir commis un geste aussi dévastateur. Je le regrette énormément, a répété l’homme de 41 ans à plusieurs reprises, parfois en sanglots.

Prise de conscience

Il affirme avoir pris conscience des conséquences terribles de ses actes en partie au moment de la divulgation de la preuve lors du procès, alors que des photos des blessures infligées à Wiem Haj Amor ont été déposées devant le juge.

La femme a été brûlée sur 30 % de son corps et souffre d'importantes séquelles physiques et psychologiques. En voyant les photos des blessures, j’ai été complètement choqué et dévasté.

J’aimerais dire a madame que je suis sincèrement désolé. Je m’excuse d’avoir ruiné ta vie et de t’avoir causé toutes ces douleurs et souffrances, a poursuivi l’homme qui témoignait en vidéoconférence à partir du centre de détention où il se trouve depuis les événements.

« J’assume entièrement les conséquences de ce geste affreux et je dois être puni pour ça. »

— Une citation de  Frej Haj Messaoud

Rapport dévastateur

Le criminel a aussi commenté le rapport dévastateur rédigé par un agent de probation en prévision des observations sur la peine. Il se défend de ne pas avoir de remords.

Avec tout mon respect, Monsieur le juge, personne ne peut savoir ce que je vis. Quand je me retrouve dans ma cellule, je pleure pratiquement tous les jours. […] Croyez-moi que j’ai toujours senti la honte. Je vis dans le malheur et la tristesse, a plaidé Frej Haj Messaoud.

Quant au risque sérieux de récidive avancé par l’agent de probation, le détenu affirme qu’il n’en est rien. J’aimerais bien que vous essayiez s’il vous plaît à me donner une chance et ne pas me donner une trop lourde peine parce que je suis vraiment désolé de ce que j’ai fait, a-t-il dit au juge en terminant.

La veille, la poursuite avait plutôt invité le juge à imposer une peine sévère qui prendrait en compte le fléau que représente la violence conjugale. Le juge a mis la cause en délibéré et devrait annoncer la peine imposée à Frej Haj Messaoud au début mai.

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